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Actualités - Chronologie

Le classique réinventé (photos)

Il a fallu – une fois de plus – qu’un Américain vienne à Paris pour que la mode classique se mettre à danser, comme Fred Astair, sous la pluie! Michael Kors, le styliste USA, a réussi, en moins de 24 mois, à mettre la vénérable Céline (la griffe pas «la» Dion) à l’heure du temps présent. Le chic intemporel, un tantinet momifié de la célèbre maison BCBG, s’est animé tout d’un coup revendiquant une place, et non des moindres, à l’avant-scène du millénaire qui commence bientôt. Un esprit neuf, dynamique, iconoclaste, un brin sérieux, un brin canaille soufflent sur les créations Céline. Renaissance. La preuve? Les magazines de mode les plus connus ont choisi «sa» silhouette pour illustrer la nouvelle orientation de la mode. Il s’agit d’une belle étendue, vêtue d’un amour de petit pull (en cachemire), manches bien courtes et col roulé et un pantalon taille basse. Variation sur thème connu: une jupe à la place du pantalon, en tweed (of course) à hauteur du mollet. L’image de cette nouvelle élégance, précieuse mais décontractée, illustre à la perfection le style adopté, qui est en train de s’imposer partout, y compris (performance suprême) dans les rues autant de New York, de Paris ou d’Italie mais partout ailleurs aussi... Le tour du Liban viendra... Quoique les rues dans notre pays sont si peu piétonnières, qu’elles n’accueillent que poubelles et véhicules à l’arrêt. C’est donc ailleurs qu’il faudra aller chercher le nouvel effet Céline qui donne «le la» à la mode du début de l’année 99. Michael Kors n’est pas le premier créateur américain réformateur du regard «vieille Europe». Marc Jacobs, bien avant lui, fut appelé à ranimer Vuitton, et Narciso Rodriguez à recycler Loewe. Mais le «lifting» des deux prédécesseurs, toujours en cours, n’a pas provoqué la même sensation, imposant, dès le premier coup, un nouvel air à l’éternelle chanson. Du coup, les matières sublimes de Céline, cuir, soie, cachemire, perdent leur label «hors de portée du commun des mortels» pour devenir tout simplement «matériel de base». Qui, certes, se reconnaît de loin et se paie en conséquence. Parallèlement à ses créations sous le label Céline, le créateur américain poursuit toujours sa propre trajectoire, à New York, sous son propre nom cette fois-ci. «Entre ces deux créations, explique-t-il, il y a un océan de différences. La collection parisienne, celle pour Céline, est conçue pour la femme de partout. Celle des États-Unis, sous ma propre griffe, est destinée à la New-Yorkaise. Architecturée, stricte, sobre et pratique. Pour Céline, ma vision devient plus parisienne, plus glamour, plus fantaisiste. Elle habille une femme intelligente qui sait choisir le meilleur, ayant une idée précise du chic». Lorsqu’on demande à Michael Kors quels sont les traits particuliers qu’il apprécie le plus chez les femmes de ce côte du monde, il repond sans hésiter, «le savoir vieillir avec charme. Les Américaines pratiquent avec acharnement le rajeunissement thérapeutique. Elles luttent pour rester ou paraître jeunes à tout prix, le plus longtemps possible. Ici, c’est un plaisir de se perdre au détour d’une rue et découvrir la large gamme d’attraits que peut avoir l’âge qui avance sans qu’on s’épuise à le cacher comme une tare. Je dirais même, qu’au lieu de le combattre ou le camoufler, les femmes en font un allié, tirant partie de tous les atouts qu’il confère». Ce qui l’étonne le plus à Paris? «Le fait que les femmes restent minces tout en mangeant de bonnes choses et de courir les rues en talons aiguilles au lieu des baskets, comme à New York...».
Il a fallu – une fois de plus – qu’un Américain vienne à Paris pour que la mode classique se mettre à danser, comme Fred Astair, sous la pluie! Michael Kors, le styliste USA, a réussi, en moins de 24 mois, à mettre la vénérable Céline (la griffe pas «la» Dion) à l’heure du temps présent. Le chic intemporel, un tantinet momifié de la célèbre maison BCBG, s’est animé tout d’un coup revendiquant une place, et non des moindres, à l’avant-scène du millénaire qui commence bientôt. Un esprit neuf, dynamique, iconoclaste, un brin sérieux, un brin canaille soufflent sur les créations Céline. Renaissance. La preuve? Les magazines de mode les plus connus ont choisi «sa» silhouette pour illustrer la nouvelle orientation de la mode. Il s’agit d’une belle étendue, vêtue d’un amour de petit pull (en...