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Actualités - Chronologie

Politique, fantômes et paillettes à la Berlinale

Le chancelier Gerhard Schröder lève aujourd’hui mercredi le rideau du dernier festival de Berlin avant l’an 2000, une Berlinale qui accueillera ses stars, Steven Spielberg, Bruce Willis, Nicolas Cage, Nick Nolte, pour la dernière fois dans le décor du Berlin-Ouest des années 60, au légendaire Zoo Palast. Un an avant de souffler ses cinquante bougies au cœur de la capitale, à Potsdamer Platz, où il déménagera dans quelques mois, le festival jette ses derniers feux à l’Ouest avec lustre puisque c’est la première fois qu’un chancelier ouvre les festivités. Voilà qui devrait rehausser le prestige d’une manifestation parfois critiquée pour son provincialisme, mais dont l’Ours d’or reste l’un des trophées les plus convoités dans le monde du cinéma avec la Palme d’or cannoise et le Lion d’or vénitien. Politique, fantômes et paillettes seront au rendez-vous avec la visite de Steven Spielberg. Les démons du passé pèseront lourd avec «Aimée et Jaguar», le premier film de Max Faberbock, qui retrace le destin tragique des amours lesbiennes de deux femmes, l’une juive, l’autre «Allemande modèle», en pleine guerre. La survivante, Lilly (85 ans), sera présente. Fantômes du nazisme encore avec «La nina de tus ojos» de Fernando Trueba, racontant le tournage d’un film espagnol dans les studios de Babelsberg en 1938, avec l’acteur allemand Johannes Silberschneider dans le rôle de Gœbbels. Mais le cinéma retrouvera tous ses droits, glamour en sus, le week-end venu avec quelques stars de poids comme Bruce Willis (producteur et acteur de Breakfast of Champions) et Nick Nolte (The Thin Red Line) attendus pour fêter la présentation de leurs films au Planet Hollywood. Pour le plus grand plaisir de ses fans, Bruce pourrait y aller d’un petit air de guitare comme en 1996. Défilé de belles Américaines Jusqu’au palmarès décerné le 21 février par le jury présidé par l’actrice espagnole Angela Molina, le Zoo Palast verra défiler les belles Américaines, Shirley MacLaine, qui recevra un Ours d’or le 18 février pour l’ensemble de sa carrière, Liv Tyler, Meryl Streep, Julianne Moore, Gwyneth Paltrow et la Française Sandrine Bonnaire. Côté masculin, Sean Penn à l’affiche de deux films, Nicolas Cage, Ben Affleck, Willem Dafœ, l’Espagnol Javier Bardem, les Français Jacques Gamblin et Philippe Torreton... Moritz de Hadeln, l’imposant Helvète qui depuis vingt ans dirige la Berlinale, a sélectionné en compétition 25 films, dont douze européens, dix nord-américains, un israélien et deux asiatiques. En revanche, l’Afrique et l’Amérique latine qui, l’an dernier, avait ravi l’Ours d’or avec «Central do Brasil», sont totalement absentes, de même que l’Europe de l’Est. La crise est passée par là. Des vétérans, tels les Français Claude Chabrol et Bertrand Tavernier, déjà lauréats d’un Ours d’or, l’Américain Robert Altman, le Canadien David Cronenberg, le Britannique Stephen Frears, cotoient six débutants dont le Français Thomas Vincent, la Portugaise Manuela Viegas et le Britannique Ben Hopkins. Les festivaliers découvriront aussi «Three Seasons», un premier film de Tony Bui, qui vient d’être couronné au festival de Sundance et qui est le premier film américain tourné au Vietnam. Il est produit par son acteur principal, Harvey Keitel. Pour les cinéphages, la Berlinale propose encore une cinquantaine de films dans la section «Panorama» et plus de 500 projections sont programmées au marché du film.
Le chancelier Gerhard Schröder lève aujourd’hui mercredi le rideau du dernier festival de Berlin avant l’an 2000, une Berlinale qui accueillera ses stars, Steven Spielberg, Bruce Willis, Nicolas Cage, Nick Nolte, pour la dernière fois dans le décor du Berlin-Ouest des années 60, au légendaire Zoo Palast. Un an avant de souffler ses cinquante bougies au cœur de la capitale, à Potsdamer Platz, où il déménagera dans quelques mois, le festival jette ses derniers feux à l’Ouest avec lustre puisque c’est la première fois qu’un chancelier ouvre les festivités. Voilà qui devrait rehausser le prestige d’une manifestation parfois critiquée pour son provincialisme, mais dont l’Ours d’or reste l’un des trophées les plus convoités dans le monde du cinéma avec la Palme d’or cannoise et le Lion d’or vénitien....