Des chercheurs ont réussi à créer une protéine qui provoque le suicide des cellules infectées par le virus du sida, une méthode qui pourrait être également utilisée pour d’autres maladies, comme des cancers, rapporte une étude parue dans Nature Medicine. Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) utilise une certaine protéine, une protéase, pour se multiplier. Des médicaments actuellement utilisés dans les trithérapies, des antiprotéases, bloquent l’action de ces protéines. Toutefois, des mutations de cette protéase du virus peuvent rendre inefficace le médicament. Par ailleurs, celui-ci agit également sur les propres protéases du malade et peut donc se révéler toxique. L’équipe du Pr Adita Vocero-Akbani, de la faculté de médecine de l’Université Washington à St. Louis (Missouri), a imaginé un moyen pour détruire la protéase du VIH et pas seulement prohiber son action. Pour cela, le Pr Vocero-Akbani a créé une nouvelle protéine. Elle a d’abord choisi une protéine capable de traverser la membrane des cellules. Elle y a attaché deux morceaux d’une enzyme du corps humain, la caspase-3 qui, quand elle est activée, provoque le suicide de la cellule. Mises en présence de cellules infectées par le VIH, ces protéines pénètrent leur membrane. Le virus les attaque alors et libère en fait les enzymes de caspase-3, provoquant donc la mort de la cellule. En quelques heures, toutes les cellules malades meurent alors que les saines survivent car elles ne possèdent pas la protéase du virus, seule capable d’activer la caspase-3 dans cette protéine artificielle. «Cette méthode est une nouvelle approche thérapeutique qui pourrait servir de complément aux médicaments antiviraux actuellement utilisés», a souligné un des auteurs de l’étude. Cette approche de traitement avec des protéines artificielles, estime un autre chercheur, le Pr Steven Dowdy, «pourrait être applicable à beaucoup d’autres maladies infectieuses comme l’hépatite C, la malaria ou l’herpès. Nous espérons également que d’autres modifications nous permettront de tuer sélectivement des cellules cancéreuses», écrit-il.
Des chercheurs ont réussi à créer une protéine qui provoque le suicide des cellules infectées par le virus du sida, une méthode qui pourrait être également utilisée pour d’autres maladies, comme des cancers, rapporte une étude parue dans Nature Medicine. Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) utilise une certaine protéine, une protéase, pour se multiplier. Des médicaments actuellement utilisés dans les trithérapies, des antiprotéases, bloquent l’action de ces protéines. Toutefois, des mutations de cette protéase du virus peuvent rendre inefficace le médicament. Par ailleurs, celui-ci agit également sur les propres protéases du malade et peut donc se révéler toxique. L’équipe du Pr Adita Vocero-Akbani, de la faculté de médecine de l’Université Washington à St. Louis (Missouri), a imaginé un...
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