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Actualités - Chronologie

Les hommes clés de la négociation

Trois diplomates – un Américain, un Russe et un Européen – ont la difficile tâche d’amener les délégués serbes et kosovars, réunis à Rambouillet, à un accord de paix mettant un terme au conflit du Kosovo. La conférence de Rambouillet doit être coprésidée par le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine et son homologue britannique Robin Cook. Travaillant déjà sur le dossier depuis de nombreux mois en qualité de médiateur américain pour le Kosovo, Christopher Hill est un spécialiste des Balkans. Il a commencé sa carrière diplomatique à Belgrade en 1978 et a rouvert l’ambassade américaine à Tirana en 1991. Avant de devenir envoyé spécial au Kosovo en avril 1998, il avait été pendant deux ans le premier ambassadeur américain en Macédoine. Il a fait partie de l’équipe entourant Richard Holbrooke à Dayton (États-Unis) en novembre 1995, lors des négociations sur l’accord de paix en Bosnie. Sur la base du projet d’accord intérimaire, il a prévu l’an dernier que Belgrade et les autonomistes kosovars soient invités à se rencontrer à Rambouillet. M. Hill parle le polonais, le serbo-croate et quelques bribes de macédonien et d’albanais. Aussi discret que Richard Holbrooke est flamboyant, Christopher Hill professe qu’«en diplomatie, il faut parfois être têtu». Il n’ignore pas l’importance de la pression militaire dans une négociation puisqu’il est diplomé de l’École de guerre de la marine américaine. Le négociateur russe, Boris Maïorski, 62 ans, est diplomé du Mguimo, prestigieux institut moscovite qui prépare aux carrières diplomatiques. Entré au ministère des Affaires étrangères en 1961, il a été en poste en Afrique – au Ghana et au Kenya –, puis à l’Onu, à Genève. Depuis juin 1998, il est ambassadeur spécial chargé du dossier du Kosovo, et a participé à quelques réunions du Groupe de contact (Allemagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie) sur l’ancienne Yougoslavie. L’Union européenne sera représentée à Rambouillet par l’Autrichien Wolfgang Petritsch, 52 ans, ambassadeur d’Autriche à Belgrade et «envoyé spécial» de l’UE pour le Kosovo depuis le 5 octobre dernier. Après des études d’Histoire et de politologie, Wolfgang Petritsch devient, en 1980, chef de cabinet adjoint et porte-parole du chancelier Bruno Kreisky, puis il entame une carrière diplomatique à Paris en 1983, auprès de l’OCDE. L’année suivante et jusqu’en 1992, il dirige le service de presse de la représentation autrichienne aux Nations unies, à New York. De retour à Vienne, il est affecté au ministère des Affaire étrangères avant d’être nommé, début 1994 par le chancelier Franz Vranitzky, responsable de la campagne d’information en vue du référendum sur l’adhésion de l’Autriche à l’Union européenne en juin 1994. Après avoir dirigé de 1995 à juillet 1997 le service des relations internationales de la municipalité de Vienne, il est nommé ambassadeur à Belgrade en septembre 1997.
Trois diplomates – un Américain, un Russe et un Européen – ont la difficile tâche d’amener les délégués serbes et kosovars, réunis à Rambouillet, à un accord de paix mettant un terme au conflit du Kosovo. La conférence de Rambouillet doit être coprésidée par le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine et son homologue britannique Robin Cook. Travaillant déjà sur le dossier depuis de nombreux mois en qualité de médiateur américain pour le Kosovo, Christopher Hill est un spécialiste des Balkans. Il a commencé sa carrière diplomatique à Belgrade en 1978 et a rouvert l’ambassade américaine à Tirana en 1991. Avant de devenir envoyé spécial au Kosovo en avril 1998, il avait été pendant deux ans le premier ambassadeur américain en Macédoine. Il a fait partie de l’équipe entourant...