Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché toujours stable

Le dollar s’est stabilisé encore hier, à Beyrouth, malgré la réticence de l’offre à satisfaire toute la demande commerciale du marché. Et c’est grâce aux interventions de la Banque du Liban (BDL), qui a procédé à sa vente à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 502,00 LL, qu’il s’est maintenu invariablement en clôture au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit de la place ont continué de le négocier pratiquement au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle, soit entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, a-t-on appris de sources cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier ne s’est guère développé, totalisant seulement quelque neuf millions de dollars, en grande partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL. Irrégularité du dollar après le statu quo monétaire en Europe À l’étranger, le principal événement de la journée d’hier a été la décision de la Banque centrale européenne de laisser inchangé son principal taux directeur à court terme à 3 %, une mesure qui a pris de court les opérateurs qui tablaient sur une baisse des taux européens après les assouplissements monétaires au Danemark et au Royaume-Uni. Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, qui a annoncé cette mesure peu avant la clôture de Londres et au lendemain du statu quo monétaire observé par la Réserve fédérale américaine, a incité les opérateurs à s’ajuster précipitamment sur l’euro aux dépens du dollar, après que la monnaie unique européenne eut trop souffert tout au long de la journée d’hier de la perspective d’une baisse de son loyer. Le billet vert, qui s’est ressenti de cette décision, devait souffrir aussi de l’ouverture en forte baisse de Wall Street, malgré la publication de nouvelles statistiques témoignant de la vigueur de l’économie américaine. À cet égard, les investisseurs se sont montrés indifférents à l’augmentation de 2,3 % des commandes à l’industrie aux États-Unis en décembre contre 0,4 % en novembre et à la diminution de 9 000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations chômage la semaine dernière en raison de créations d’emplois non agricoles. En effet, le dollar a dû subir la pression des ventes bénéficiaires contre toutes les autres grandes monnaies dont le yen et le sterling aussi malgré la cinquième réduction consécutive hier des taux britanniques d’un demi point en pourcentage à 5,50 % et les déclarations du secrétaire américain au Trésor Robert Rubin que son pays est attaché à un dollar fort. Il s’est négocié ainsi à New York sur un ton faible comme suit : – 1,1330 pour un euro contre 1,1315, la veille – 1,6445 pour un sterling contre 1 6365 – 1,7260 DM contre 1,7285 – 5,7890 FF contre 5,7970 – 1,4150 FS contre 1,4155 – 1708,85 lires contre 1712,35 – 112,35 yens contre 112,75. Bourse de Beyrouth : dégradation de la tendance Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est sévèrement ressentie hier, de la baisse des actions B de Solidere, des actions C de la Banque libanaise pour le Commerce et de celles des Ciments libanais. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 1,09 % à 85,82 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a cédé 1,44 % à 193,83 points. Cette évolution s’est produite hier, dans un marché peu actif avec 41 142 actions négociées d’une valeur globale de 349 952 dollars. Volatilité de Wall Street Quant à Wall Street, elle s’est montrée irrégulière, fluctuant dans les deux sens hier, au gré des ventes bénéficiaires et des rachats du découvert et parfois d’une chasse aux bonnes affaires. Les statistiques sur les commandes à l’industrie et sur les demandes d’allocations chômage aux États-Unis meilleures que prévu n’ont guère constitué de motivations à l’achat de titres américains. Au contraire, les bons chiffres de la production manufacturière et de l’emploi font craindre aux investisseurs un prochain relèvement des taux directeurs de la Réserve fédérale (FED) lors de sa prochaine réunion du 30 mars. La décision de la FED de laisser son taux interbancaire au jour le jour inchangé à 4,75 % la veille avait entraîné une progression de 1 % de l’ensemble de la cote américaine. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer hier, entre un plus haut à 9 397,96 points et un plus bas à 9 274,89 points avant d’afficher en préclôture 9 384,86 points, en hausse de 18,05 points sur la veille, dans un marché très volatil. Paris : un marché qui manque d’idées La Bourse a terminé en baisse jeudi après avoir progressé de 1,88 % en séance sur la baisse des taux en Grande-Bretagne et au Danemark, victime du repli initial de Wall Street mais surtout d’un manque d’idées dans un marché jugé correctement valorisé voire cher. «On s’est excité à la mi-journée sur les taux anglais mais le soufflé est retombé. Le marché manque d’idées», a commenté un intervenant. Le CAC 40, qui était monté à un plus haut de 4 267,56 pts, a clôturé ainsi sur une perte de 0,51 % à 4 167,42 pts, proche de son plus bas du jour de 4 159,94. Le volume s’est contracté à 2,16 mds d’euros (1,74 md sur le CAC). Londres : quasiment inchangée La Bourse de Londres a clôturé quasiment inchangée jeudi, ayant perdu tous les gains de la journée dus à la baisse des taux britanniques sous l’effet de prises de bénéfices et dans le sillage de Wall Street, en baisse dans l’après-midi. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en recul de 0,4 point à 5 939,9 points, après s’être adjugé jusqu’à 101,2 points, soit 1,7 % en cours de séance. Sur le Liffe, le marché à terme de Londres, le contrat mars sur le Footsie s’affichait à 5 958 points en fin de journée contre 5 935 points en clôture la veille. Sur le marché obligatoire, le rendement de l’emprunt d’État à dix ans s’établissait à 4,334 % contre 4,25 % la veille en fin de journée. Francfort : manque d’élan La Bourse de Francfort a continué à baisser jeudi, l’indice X-DAX perdant 0,57 % à 5 061,28 points, dans le sillage de Wall Street. Mercredi, le X-DAX (DAX XETRA) avait terminé à 5 090,07 points, sur le marché électronique Xetra, qui brasse les deux tiers des ordres passés à Francfort. Sur le marché à la criée, l’indice DAX des trente valeurs-vedettes a clôturé jeudi à 5 077,85 points, soit 7,81 points de moins que la veille. Le DJIA, indice phare de la Bourse de New York, était en baisse de 41,71 points (-0,45 %) à 9 325,10 points jeudi vers 15h26 GMT après environ une heure de séance. À contre courant, l’action du constructeur automobile allemand BMW s’est appréciée de 6,45 % – la plus forte pogression du DAX 30 jeudi – à 660 EUR, suite à des spéculations insistantes sur le remplacement du président du directoire Bernd Pischetsrieder. Selon le quotidien Boersen-Zeitung, M. Pischetsrieder doit être remplacé par un candidat extérieur au groupe et la décision doit être prise ce vendredi lors d’une réunion du conseil de surveillance de la firme de Munich. Tokyo : poursuite de la baisse La Bourse de Tokyo a terminé jeudi en baisse de 0,5 % mais un rebond en fin de séance lui a permis de se maintenir au-dessus de la barre des 14 000 points, enfoncée plus tôt dans la journée en raison de ventes faites principalement par les banques. L’indice Nikkei 255 a perdu 74,46 points, pour clôturer à 14 086, 85 pts. L’indice élargi Topix a pour sa part perdu 6,38 points à 1 090,77 points.
Le dollar s’est stabilisé encore hier, à Beyrouth, malgré la réticence de l’offre à satisfaire toute la demande commerciale du marché. Et c’est grâce aux interventions de la Banque du Liban (BDL), qui a procédé à sa vente à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 502,00 LL, qu’il s’est maintenu invariablement en clôture au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit de la place ont continué de le négocier pratiquement au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle, soit entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, a-t-on appris de sources cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier ne s’est guère développé, totalisant seulement quelque neuf...