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Actualités - Reportages

Entre chômage et exploitation (photos)

Les conditions de travail des handicapés, s’ils trouvent un emploi, sont souvent mauvaises. Ezzat, un membre de l’Union des handicapés, raconte que dans une usine, les travailleurs handicapés travaillent de 8h à minuit sans interruption, pour un salaire de 300 mille livres libanaises. L’un d’eux, qui s’est plaint de la situation, s’est trouvé licencié sans autre forme de procès ! Yasser, membre de l’Union des handicapés et responsable d’une des branches de la Békaa, s’est assigné la tâche de faire le tour des institutions pour les convaincre d’employer des handicapés. «Les gens coopératifs sont extrêmement rares», confie-t-il. Selon lui, un patron qui reçoit une demande de travail d’un handicapé adopte souvent une attitude négative sans rien savoir de ses compétences (les exceptions existent bien sûr). Ezzat raconte qu’avec la concurrence de la main-d’œuvre étrangère moins chère, les handicapés qui avaient des emplois sont les premiers à se retrouver au chômage. «Depuis que j’ai perdu mon premier emploi pour lequel j’étais qualifié et bien payé, je galère pour ne trouver du travail qu’à 200 ou 300 mille livres par mois», raconte-t-il. Les exceptions existent pourtant. «Au ministère des Ressources hydrauliques et électriques, 150 à 200 employés sont des handicapés», révèle Jihad Ismaïl, secrétaire général de l’Union. «L’expérience a prouvé que les handicapés travaillent encore mieux que les autres parce qu’ils ont besoin de se prouver». Les moyens de lutter sont multiples. Certains sont d’ordre social. «Nous avons créé des ateliers où nous travaillons et faisons travailler d’autres que nous», raconte Jihad Ismaïl. Au siège de l’Union, il y a actuellement un atelier d’informatique, mais aussi un atelier de fabrication de maquettes. Dans ce dernier, où travaille Ezzat, les résultats sont tellement bons que les commandes sont nombreuses. Mais l’Union des handicapés sait descendre dans la rue quand il le faut. Ce sont ses membres qui ont distribué des tracts partout dans la capitale l’été dernier. Ce n’est cependant pas seulement pour leurs revendications que les handicapés manifestent. «Au plus fort de la guerre, en 1985, nous avons franchi les lignes de démarcation pour manifester notre désir de paix», précise Jihad Ismaïl. Le plus important, c’est que la campagne est continue, et la persévérance est le mot d’ordre de l’Union. «Nous n’arrêterons de travailler que quand nous atteindrons notre but», dit Sylvana Lakkis. «Mais la campagne peut prendre plusieurs formes, selon la situation».
Les conditions de travail des handicapés, s’ils trouvent un emploi, sont souvent mauvaises. Ezzat, un membre de l’Union des handicapés, raconte que dans une usine, les travailleurs handicapés travaillent de 8h à minuit sans interruption, pour un salaire de 300 mille livres libanaises. L’un d’eux, qui s’est plaint de la situation, s’est trouvé licencié sans autre forme de procès ! Yasser, membre de l’Union des handicapés et responsable d’une des branches de la Békaa, s’est assigné la tâche de faire le tour des institutions pour les convaincre d’employer des handicapés. «Les gens coopératifs sont extrêmement rares», confie-t-il. Selon lui, un patron qui reçoit une demande de travail d’un handicapé adopte souvent une attitude négative sans rien savoir de ses compétences (les exceptions existent bien...