Sidney Blumenthal, conseiller de la Maison-Blanche et souvent raillé comme le «roi de l’intox», a été mercredi le dernier des trois témoins à témoigner dans le procès de Bill Clinton. C’est à lui que le président, peu après le début du scandale en janvier 1998, aurait expliqué que Monica Lewinsky était une «chasseuse» dont il avait repoussé les avances, et qu’il essayait d’aider psychologiquement. À 50 ans, cet ancien journaliste aux allures d’adolescent intellectuel, toujours tiré à quatre épingles, est soupçonné d’être celui qui a colporté les explications mensongères de Bill Clinton dans la presse et parmi les collaborateurs de la Maison-Blanche, qui les ont ensuite fidèlement répétées. Il est considéré comme un ami du président et un confident de son épouse Hillary Clinton. Comme Mme Clinton, il pense que le scandale Lewinsky est le produit d’un «complot de la droite». Les républicains l’ont également accusé d’être à l’origine des fuites à la presse sur les infidélités conjugales de certains républicains, dont Henry Hyde, «procureur» en chef du procès. Il s’en est vivement défendu. Blumenthal a été interrogé à plusieurs reprises par le grand jury en charge de l’affaire Lewinsky, pour essayer de tirer au clair l’origine de ce que le procureur Starr avait qualifié d’«avalanche de mensonges». «S’ils croient m’intimider, ils se trompent», avait affirmé Sidney Blumenthal le 26 février, précisant qu’on lui avait demandé le nom de tous les journalistes avec lesquels il avait parlé du scandale. Il avait d’abord en vain tenté d’évoquer le «privilège de l’exécutif» pour ne pas répondre aux questions, mais un juge fédéral lui avait donné tort. L’homme peut paraître arrogant, il est en tout cas peu populaire. Comme journaliste politique, ayant travaillé notamment au Washington Post et au New Yorker, il était considéré comme un «pro-Clinton» forcené par ses collègues, qui l’ont vu sans surprise devenir conseiller du président l’été dernier. Mais sa nomination à la Maison-Blanche avait été diversement appréciée, certains collaborateurs présidentiels doutant que le journalisme d’opinion soit la formation idéale pour y travailler. En théorie, M. Blumenthal est chargé de conseiller le président dans de nombreux domaines, de la politique intérieure à ses principaux discours, en passant par la communication ou le réchauffement de planète. Mais il s’est de fait principalement occupé de communication. Né à Chicago, diplômé de l’Université de Brandeis, il est marié et père de deux fils.
Sidney Blumenthal, conseiller de la Maison-Blanche et souvent raillé comme le «roi de l’intox», a été mercredi le dernier des trois témoins à témoigner dans le procès de Bill Clinton. C’est à lui que le président, peu après le début du scandale en janvier 1998, aurait expliqué que Monica Lewinsky était une «chasseuse» dont il avait repoussé les avances, et qu’il essayait d’aider psychologiquement. À 50 ans, cet ancien journaliste aux allures d’adolescent intellectuel, toujours tiré à quatre épingles, est soupçonné d’être celui qui a colporté les explications mensongères de Bill Clinton dans la presse et parmi les collaborateurs de la Maison-Blanche, qui les ont ensuite fidèlement répétées. Il est considéré comme un ami du président et un confident de son épouse Hillary Clinton. Comme Mme...
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