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Actualités - Chronologie

Chômage élevé

Le taux de chômage devrait rester élevé en 1999 et 2000 dans la zone euro en raison du ralentissement attendu de la croissance, selon une enquête Reuters réalisée auprès de 35 économistes internationaux. Alors que les États-Unis enregistrent une croissance robuste, ce tableau plutôt sombre pour l’Euroland devrait pousser la Banque centrale européenne (BCE) à réduire ses taux d’intérêt avant la fin du premier trimestre 1999 afin d’écarter les risques de récession. Un geste rendu plus facile par la maîtrise de l’inflation et le maintien de la croissance de la masse monétaire M3 dans les limites fixées par la BCE. «Nous prévoyons un fort ralentissement de la demande externe, en raison des crises asiatique, russe et latino-américaine, ainsi que de la demande interne qui sera affectée par les incertitudes sur l’économie globale», estime ainsi Paolo Guida, économiste chez UniCredito Italiano à Milan. Selon cette enquête réalisée du 25 au 28 janvier, la croissance de l’Euroland devrait se contracter à 2,1 % (selon l’estimation médiane) cette année, contre 2,8 % en 1998, pour remonter à 2,6 % en 2000. Selon les économistes interrogés, la croissance ne devrait pas permettre de faire notablement baisser le chômage qui touche 18 millions d’habitants de la zone euro. Il se situera à un niveau encore très élevé de 10,6 % cette année et de 10,6 % en 2000, après 11,1 % en 1998. «Nous avons besoin de plus de flexibilité. Tant que nous ne serons pas flexibles, nous aurons un chômage élevé», souligne Volcker Nitsch, économiste chez Bankgesellschaft à Berlin. Ce thème de la flexibilité a été longtemps débattu au sein de l’Union européenne, mais la montée en puissance des gouvernements de gauche au sein de la zone euro depuis l’arrivée de Gerhard Schröder au pouvoir en Allemagne a rendu ce sujet caduc.
Le taux de chômage devrait rester élevé en 1999 et 2000 dans la zone euro en raison du ralentissement attendu de la croissance, selon une enquête Reuters réalisée auprès de 35 économistes internationaux. Alors que les États-Unis enregistrent une croissance robuste, ce tableau plutôt sombre pour l’Euroland devrait pousser la Banque centrale européenne (BCE) à réduire ses taux d’intérêt avant la fin du premier trimestre 1999 afin d’écarter les risques de récession. Un geste rendu plus facile par la maîtrise de l’inflation et le maintien de la croissance de la masse monétaire M3 dans les limites fixées par la BCE. «Nous prévoyons un fort ralentissement de la demande externe, en raison des crises asiatique, russe et latino-américaine, ainsi que de la demande interne qui sera affectée par les incertitudes sur...