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Actualités - Communiques Et Declarations

Les Etats-Unis hésitent à engager leurs troupes

Le Pentagone souhaite clairement que les Européens contribuent pour une part «substantielle» à l’envoi éventuel de troupes au Kosovo et s’est prononcé pour une participation américaine «aussi réduite que possible». Les États-Unis réservent toujours leur réponse sur le déploiement d’effectifs américains dans cette province de Yougoslavie, considérant qu’une telle éventualité n’est envisageable que si les protagonistes du conflit du Kosovo parviennent à un accord de paix. Mais plusieurs responsables américains, dont le secrétaire à la Défense William Cohen, ont souligné leur crainte de voir la situation au Kosovo remettre en question les acquis obtenus dans la Bosnie voisine, laissant entrevoir ainsi leur résignation à participer à une force internationale de paix au Kosovo. «Nos alliés européens doivent assumer un fardeau essentiel au sujet du Kosovo», a souligné M. Cohen. «Toute participation des États-Unis, a-t-il poursuivi, doit être aussi réduite que possible, étant donné les exigences des militaires pour une protection adéquate». Plusieurs États européens ont déjà fait part publiquement de leur disponibilité à fournir des troupes dans le cadre de l’Otan pour le maintien de la paix au Kosovo. Le président Bill Clinton a réuni lundi ses principaux conseillers en politique étrangère pour discuter de la situation dans la province yougoslave, à laquelle participaient non seulement William Cohen, mais aussi le secrétaire d’État Madeleine Albright et le conseiller présidentiel pour les Affaires de sécurité nationale, Sandy Berger. Le responsable du Pentagone a indiqué à cet égard que la question du commandement des troupes américaines éventuellement déployées sur place dépendrait de ce que serait cette force de l’Otan dans la province yougoslave. L’hypothèse que ces troupes américaines puissent être placées sous le commandement d’un officier non-américain a été avancée dans la presse ces derniers jours. «Beaucoup de choses restent à examiner avant que nous ne parvenions à nous déterminer à ce sujet, a-t-il dit. En général, nous préférons avoir un Américain aux commandes». Mais William Cohen n’a pas fermé la porte à une telle éventualité. Des consultations auront lieu les jours prochains entre l’Administration et le Congrès. Convaincre les parlementaires de placer des troupes américaines sous le commandement d’un officier étranger pourrait s’avérer une tâche difficile pour l’Administration. M. Cohen, lui-même un ancien sénateur républicain, était à l’origine opposé au déploiement de troupes américaines en Bosnie, à partir de fin 1995. Ces troupes avaient été déployées pour une période d’un an. Elles y sont toujours. Au département d’État, le porte-parole, James Rubin, a été plus nuancé, tout en relevant le rôle prépondérant des Européens au Kosovo. «Les États-Unis, a-t-il dit, ont essayé de calibrer avec beaucoup de prudence» ce que «devraient être» les rôles et les responsabilités de Washington et des pays européens. «Laissez-moi vous dire, a ajouté James Rubin, que nous pensons vraiment que les Européens ont assumé un rôle plus important au Kosovo qu’ils ne l’ont fait en Bosnie». Le porte-parole a enfin souligné que la paix et la stabilité dans les Balkans était dans l’«intérêt national» des États-Unis. Washington doit s’«assurer que l’œuvre accomplie en Bosnie» ne soit pas remise en cause par le «chaos au Kosovo».
Le Pentagone souhaite clairement que les Européens contribuent pour une part «substantielle» à l’envoi éventuel de troupes au Kosovo et s’est prononcé pour une participation américaine «aussi réduite que possible». Les États-Unis réservent toujours leur réponse sur le déploiement d’effectifs américains dans cette province de Yougoslavie, considérant qu’une telle éventualité n’est envisageable que si les protagonistes du conflit du Kosovo parviennent à un accord de paix. Mais plusieurs responsables américains, dont le secrétaire à la Défense William Cohen, ont souligné leur crainte de voir la situation au Kosovo remettre en question les acquis obtenus dans la Bosnie voisine, laissant entrevoir ainsi leur résignation à participer à une force internationale de paix au Kosovo. «Nos alliés européens...