Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'Asie centrale et l'Ukraine poursuivent les réformes

Le Kirghizstan, le Kazakhstan et l’Ukraine poursuivront leurs réformes économiques malgré les effets négatifs de la crise financière russe, ont assuré à Davos les présidents de ces trois pays d’Asie centrale et d’Europe de l’Est. «La crise financière russe d’août dernier continue d’avoir des effets négatifs (...) mais nous poursuivrons notre politique d’ouverture», a déclaré vendredi le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev devant un parterre d’hommes d’affaires participant au Forum économique mondial de Davos, qu’il a invités à investir dans son pays. Noursoultan Nazarbaïev, qui a été réélu ce mois-ci par 78% des voix, est à la tête du Kazakhstan depuis son indépendance en 1991. Le Kazakhstan, pays regorgeant de pétrole et de gaz, est, selon son président, le seul à avoir une politique économique aussi libérale, qui en 1998 a attiré 1,2 milliard de dollars d’investissements étrangers. Grâce à la manne pétrolière, certes réduite du fait de la chute du prix du baril, le Kazakhstan a réussi «à préserver sa stabilité économique», selon le président. La monnaie locale, la tengue, a été dévaluée de 11% par rapport au dollar l’année dernière et l’inflation a été de 9%, a-t-il expliqué. Un optimisme que ne partagent pas les Nations unies qui, dans un récent rapport, estimaient que 43% de 16,7 millions d’habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Pour sa part, le président kirghize Askar Akaïev a reconnu que la crise financière russe d’août dernier avait fait remonter de 10% le taux d’inflation, passé de 8% en 1997 à 18% en 1998. «L’économie du Kirghizstan a été notablement affectée par la crise russe», a-t-il expliqué. Une explication que l’ancien Premier ministre Koubanytchbek Joumaliev avait refusé d’accepter dans son intégralité, ce qui lui a valu d’être limogé fin décembre et remplacé par son vice-Premier ministre Boris Silaïev. «Il nous faudra deux à trois ans pour sortir de cette crise», a estimé le président et plaidé pour la poursuite de l’aide étrangère, y compris par l’intermédiaire de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). De son côté, le président ukrainien Lénoïd Koutchma a mis en avant les «énormes efforts» entrepris par son pays pour surmonter les conséquences de la crise russe. Cette crise, a-t-il ajouté, doit accélérer les réformes en cours. «Nous allons renforcer la privatisation, la compétitivité des entreprises et favoriser les investissements étrangers», a-t-il dit.
Le Kirghizstan, le Kazakhstan et l’Ukraine poursuivront leurs réformes économiques malgré les effets négatifs de la crise financière russe, ont assuré à Davos les présidents de ces trois pays d’Asie centrale et d’Europe de l’Est. «La crise financière russe d’août dernier continue d’avoir des effets négatifs (...) mais nous poursuivrons notre politique d’ouverture», a déclaré vendredi le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev devant un parterre d’hommes d’affaires participant au Forum économique mondial de Davos, qu’il a invités à investir dans son pays. Noursoultan Nazarbaïev, qui a été réélu ce mois-ci par 78% des voix, est à la tête du Kazakhstan depuis son indépendance en 1991. Le Kazakhstan, pays regorgeant de pétrole et de gaz, est, selon son président, le seul à avoir une...