De sa première femme, sitt Chams, l’émir Béchir II a eu trois fils : Kassem, Khalil et Amine. Sa deuxième femme Housn lui donna deux filles. Kassem et Amine ne s’étaient pas mariés et n’avaient pas d’enfants. Le premier avait sa résidence juchée sur le promontoire parallèlle au grand palais. Il fut détruit par les bombardements anglais en 1840. À son emplacement, se trouve aujourd’hui une caserne. Le palais de l’émir Amine a été sauvegardé. Pendant longtemps propriété de l’archevêché maronite, il a été acquis dans les années 70 par la Direction générale des antiquités qui le mit à la disposition du Conseil national du tourisme. L’émir Khalil, qui conduisait les opérations militaires, avait sa résidence accolée aux jardins du grand palais. Les bâtiments abritent actuellement les services du caïmacamat du Chouf. L’émir Khalil a eu un fils, Saad qui a donné le jour à l’émir Fayek qui a eu à son tour deux garçons Abdel Aziz et Abdel Kader. Aujourd’hui, les enfants de ces derniers continuent à réclamer Beiteddine. Bien qu’ils aient perdu le procès en appel, après l’avoir gagné en première instance. Considérant que le palais et plus précisément Dar el-Harim, érigé par sitt Chams, leur revenait de droit, la lignée directe de l’émir Béchir avait introduit son action en justice dans les années soixante dix contre l’État, pour réclamer son héritage. «Nous avons gagné en première instance», répète l’émir Ziad Chéhab. Toutefois l’Etat a fait valoir que la princesse Chams avait cédé le palais au gouvernement ottoman dont il est lui-même l’héritier local. Et il a ainsi gagné en appel l’affaire devenant forclose. Mais les héritiers ne baissent pas les bras. «Nous avons demandé la réouverture du procès», indique l’émir Ziad Chéhab.
De sa première femme, sitt Chams, l’émir Béchir II a eu trois fils : Kassem, Khalil et Amine. Sa deuxième femme Housn lui donna deux filles. Kassem et Amine ne s’étaient pas mariés et n’avaient pas d’enfants. Le premier avait sa résidence juchée sur le promontoire parallèlle au grand palais. Il fut détruit par les bombardements anglais en 1840. À son emplacement, se trouve aujourd’hui une caserne. Le palais de l’émir Amine a été sauvegardé. Pendant longtemps propriété de l’archevêché maronite, il a été acquis dans les années 70 par la Direction générale des antiquités qui le mit à la disposition du Conseil national du tourisme. L’émir Khalil, qui conduisait les opérations militaires, avait sa résidence accolée aux jardins du grand palais. Les bâtiments abritent actuellement les services du...
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