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Actualités - Biographies

Un nouveau venu en mal d'expérience

Boris Trajkovski, vainqueur dimanche de l’élection présidentielle en Macédoine, a dû gérer son jeune âge et son manque d’expérience pour rallier les électeurs. Ses talons d’Achille, son âge, 43 ans, et sa récente entrée sur la scène politique ont été relégués au deuxième plan par une campagne électorale dans laquelle il s’est présenté comme un gage d’espoir dans la voie vers l’Europe. Sa cote de popularité s’était raffermie grâce aux positions qu’il a prises durant la crise au Kosovo, quand il a invité la communauté internationale à aider la Macédoine à accueillir les réfugiés plutôt qu’à la critiquer. Ses adversaires lui font, eux, grief de son image de novice et «de bon petit soldat» de son parti, qui avait besoin d’un homme jeune et neuf pour mettre la Macédoine sur la voie du modernisme. Ils lui reprochent également le soutien que lui accorde une organisation de la diaspora, l’Organisation patriotique de Macédoine (MPO), qu’ils accusent d’être trop proche de la Bulgarie. Ce nouveau venu dans la vie publique n’a débuté qu’en 1997 comme conseiller du maire de Skopje. Né le 25 juin 1956, à Strumica en Macédoine centrale, il termine à 24 ans des études de droit avant de rejoindre une entreprise du bâtiment de Skopje où il occupera jusqu’en 1997 le poste de responsable du bureau des contentieux. Quelques mois après les élections législatives de novembre 1998 et l’arrivée au pouvoir de son parti, l’Organisation révolutionnaire interne de Macédoine-Parti démocratique pour l’unité nationale macédonienne (VMRO-DPMNE), M. Trajkovski se voit proposer la fonction de vice-ministre des Affaires étrangères, poste qu’il occupe encore aujourd’hui. Entré en 1992 dans les rangs du VMRO-DPMNE, il dirige jusqu’en 1998 la commission des relations étrangères de son parti et accède au poste de principal conseiller politique du Premier ministre et leader du VMRO-DPMNE, Ljubco Georgievski. De confession protestante, il s’occupe activement de son Église et fait partie du comité exécutif de l’Église protestante de Macédoine. Sous l’ex-Yougoslavie, il avait dirigé pendant 12 ans les groupes de jeunes fidèles. Il est marié et père de deux enfants, une fille de dix ans et un garçon de six ans.
Boris Trajkovski, vainqueur dimanche de l’élection présidentielle en Macédoine, a dû gérer son jeune âge et son manque d’expérience pour rallier les électeurs. Ses talons d’Achille, son âge, 43 ans, et sa récente entrée sur la scène politique ont été relégués au deuxième plan par une campagne électorale dans laquelle il s’est présenté comme un gage d’espoir dans la voie vers l’Europe. Sa cote de popularité s’était raffermie grâce aux positions qu’il a prises durant la crise au Kosovo, quand il a invité la communauté internationale à aider la Macédoine à accueillir les réfugiés plutôt qu’à la critiquer. Ses adversaires lui font, eux, grief de son image de novice et «de bon petit soldat» de son parti, qui avait besoin d’un homme jeune et neuf pour mettre la Macédoine sur la voie du...