Le cancer avancé reste toujours invaincu. Cette désolante constatation est malheureusement admise à l’unanimité par les cancérologues. Malgré les progrès de la biologie cellulaire et moléculaire, le cancer n’a pas été vaincu. Les progrès enregistrés n’avancent qu’à très petits pas, tandis que les cas ne font que croître en nombre suscitant bon nombre d’interrogations. Il en est ainsi de l’énigme du cancer du sein. Au tout premier stade décelable, avant toute métastase, sans atteinte de ganglion, 8 femmes sur 10 en guérissent. Or aucune raison à l’état actuel des connaissances ne justifie la non-guérison des deux autres! Seconde question : pourquoi certaines tumeurs, à ce stade initial, ont-elles déjà métastasé? À supposer qu’un défaut du système immunitaire en est responsable, lequel serait-il? Aucune réponse n’est encore apportée à cette interrogation. On ne sait toujours pas s’il s’agit d’une défaillance immunitaire ou d’une agressivité accrue des cellules tumorales. Deux femmes atteintes par ailleurs exactement de la même manière, au même stade d’évolution, d’un même cancer, l’une répondra au traitement et l’autre pas. La raison de cette différence demeure elle aussi un mystère. Familles à cancer du sein Aujourd’hui, il est admis qu’il existe des familles à cancer du sein. Une fois sur dix, le mal est héréditaire. Il y a trois ans, la découverte de deux gènes de prédisposition à ce type de cancer a permis d’énoncer qu’une fille de mère atteinte était elle-même sujette à ce risque. Mais qu’elle devrait être la prévention? Aux États-Unis, on préconise parfois l’ablation des deux seins suivie d’une intervention plastique réparatrice éliminant ainsi tout danger. Dans les pays européens, on conseille une surveillance extrême à l’aide de mammographies, afin de déceler à temps la moindre anomalie ou signe précurseur. Or selon l’avis des cancérologues (Congrès euro-cancer, juin 1997), les mammographies peuvent avant la cinquantaine prêter à équivoque. Que faut-il faire alors pour assurer la prévention «sans équivoque» de ces sujets à risque? En matière de traitement, on sait aujourd’hui que lorsque le cancer a essaimé (à métastases), les traitements, y compris les plus innovateurs, ne permettent que des rémissions de plus ou moins courtes échéances. Quant à la thérapie génique, l’immunothérapie ou la mise au point d’un vaccin, ce sont des pistes intéressantes mais encore en voie d’exploration. On est en conséquence forcé d’admettre que contrairement au sida, dont les avancées ces dernières années en matière de traitement ont été très importantes, la lutte contre le cancer attend toujours ses grandes victoires...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le cancer avancé reste toujours invaincu. Cette désolante constatation est malheureusement admise à l’unanimité par les cancérologues. Malgré les progrès de la biologie cellulaire et moléculaire, le cancer n’a pas été vaincu. Les progrès enregistrés n’avancent qu’à très petits pas, tandis que les cas ne font que croître en nombre suscitant bon nombre d’interrogations. Il en est ainsi de l’énigme du cancer du sein. Au tout premier stade décelable, avant toute métastase, sans atteinte de ganglion, 8 femmes sur 10 en guérissent. Or aucune raison à l’état actuel des connaissances ne justifie la non-guérison des deux autres! Seconde question : pourquoi certaines tumeurs, à ce stade initial, ont-elles déjà métastasé? À supposer qu’un défaut du système immunitaire en est responsable, lequel...