Le casse-tête chypriote, avec les 25 ans de division de l’île, semble aussi épineux que jamais alors que dirigeants turcs et chypriotes-turcs campent sur leurs positions à la veille du sommet de l’OSCE à Istanbul. Bien que la question ne soit pas à l’ordre du jour officiel du sommet, elle va être évoquée lors de la visite d’État du président américain Bill Clinton en Turquie qui le précède, et le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, autre acteur majeur dans la recherche d’un règlement, sera lui aussi présent à Istanbul. Chypre est divisée en deux depuis l’occupation de son tiers nord par la Turquie en 1974, en riposte à un coup d’État mené par des ultranationalistes chypriotes-grecs qui voulaient rattacher l’île à la Grèce. Selon le porte-parole de M. Annan, celui-ci ne prévoit pas de nouvelle initiative, mais «s’il voit des signes au sommet ou à la périphérie du sommet qui l’encouragent à penser qu’il y a une occasion de progresser, il pourrait annoncer une date pour une rencontre». L’attitude des deux parties – Chypriotes-Turcs et Chypriotes-Grecs – n’a jusqu’ici pas matérialisé l’espoir d’une percée. Fermement soutenu par la Turquie, Rauf Denktash insiste sur une reconnaissance de sa République turque de Chypre du Nord (RTCN), proclamée il y a 16 ans, mais seulement reconnue par Ankara, comme condition à une reprise des discussions. Il les avait rompues, il y a deux ans, après la décision de la Commission européenne de lancer des négociations d’adhésion avec Chypre. «J’espère que le sommet de l’OSCE ne sera pas l’occasion d’utiliser une terminologie qui nous froissera», a récemment souligné M. Denktash devant la presse à Nicosie (partie turque), en précisant : «Il ne doit pas y avoir de décisions injustes et erronées comme la reconnaissance d’un seul gouvernement sur l’île». Mais il se dit prêt à des discussions indirectes entre les deux communautés où serait évoquée la question de la souveraineté. «Nous évaluons les conditions auxquelles nous pourrions accepter une invitation (à de telles discussions)», a-t-il dit. «Lors des discussions indirectes, nous discuterions de l’acceptation ou non de notre statut». Le vétéran chypriote-turc, 75 ans, est appuyé par Ankara, qui maintient 35 000 soldats dans le nord. «Nous approuvons et soutenons pleinement la politique de M. Denktash», a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, M. Ismail Cem.
Le casse-tête chypriote, avec les 25 ans de division de l’île, semble aussi épineux que jamais alors que dirigeants turcs et chypriotes-turcs campent sur leurs positions à la veille du sommet de l’OSCE à Istanbul. Bien que la question ne soit pas à l’ordre du jour officiel du sommet, elle va être évoquée lors de la visite d’État du président américain Bill Clinton en Turquie qui le précède, et le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, autre acteur majeur dans la recherche d’un règlement, sera lui aussi présent à Istanbul. Chypre est divisée en deux depuis l’occupation de son tiers nord par la Turquie en 1974, en riposte à un coup d’État mené par des ultranationalistes chypriotes-grecs qui voulaient rattacher l’île à la Grèce. Selon le porte-parole de M. Annan, celui-ci ne prévoit pas de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.