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Actualités - Chronologie

Boxe Le combat des chefs (photo)

Le monde de la boxe espère se racheter une conduite samedi à Las Vegas grâce à l’affiche qui opposera Lennox Lewis à Evander Holyfield pour l’unification du titre mondial des lourds. Ce combat est une revanche à de multiples titres. Revanche de Lewis qui croyait avoir match gagné en mars dernier au Madison Square Garden de New York et qui fut stupéfait d’entendre le verdict nul des juges. Revanche de Holyfield qui veut prouver qu’à 37 ans, sa carrière n’est pas encore derrière lui. Revanche aussi pour les organisateurs et promoteurs d’un sport en quête de crédibilité et de personnages charismatiques. Le verdict de mars, ajouté aux démêlés de Mike Tyson, n’a rien fait pour arranger leurs affaires. La télévision payante, qui retransmettra le combat, prévoit un tassement de son audience. Mais s’il fallait une raison pour regarder le match, Holyfield a trouvé une réponse: «Pour voir ce qui se fait de mieux. Je pense que ce sera mon meilleur combat». Le géant américain est le premier à admettre qu’il avait fait bien piètre figure au printemps mais dans l’intervalle, le champion s’est refait une santé et un entraînement. Même si physiquement, son adversaire britannique dispose d’arguments favorables – il est plus lourd de dix kilos, plus grand de neuf centimètres, son allonge est supérieure de près de vingt centimètres – Holyfield tablera sur son expérience. «Ma réputation parle pour moi. J’ai combattu contre les plus grands boxeurs de mon époque», souligne-t-il. Tiozzo en promotion Pour retrouver sa forme d’antan, celle qui eut raison de Mike Tyson dans le fameux combat de l’oreille sanglante, le boxeur s’est offert les services d’un conseiller technique pour améliorer son punch, consulte toujours un chorégraphe pour peaufiner son agilité et s’est abstenu de sortir la nuit. «Je n’ai jamais perdu un match revanche», dit encore le champion WBA et IBF. En 1992, Riddick Bowe l’avait emporté mais un an plus tard, Holyfield reprenait son bien dans un célèbre combat perturbé par un adepte de parapente, avant de le perdre à nouveau face à Michael Moorer. Bowe et Holyfield se rencontraient de nouveau en 1995 et le premier s’imposait. À l’issue de ce combat, les médecins conseillaient à Holyfield de se retirer pour cause de problèmes cardiaques. Mais Evander le religieux, se disant porté par la foi, remontait sur un ring en mai 1996. Il paraissait vieux et lent contre Bobby Czyz qu’il finissait pourtant par mettre au tapis. Six mois plus tard, il battait Tyson sur KO technique puis le dominait de nouveau en juin 1997 malgré sa morsure à l’oreille. Il battra aussi Moorer. Aujourd’hui, Holyfield est l’outsider face à Lennox Lewis mais il adore ce statut. «Tout le monde sait que je suis le champion incontesté», proclame déjà le Britannique champion du monde WBC. Ce qui fait craindre à son entraîneur Emanuel Steward un trop-plein de confiance toujours dangereux. Steward, qui aime les KO francs et nets, juge aussi que son poulain se montre parfois trop prudent. «Il va essayer d’attaquer mais quand je lui résisterai, il reviendra au style du précédent combat et je ne pense pas que cela suffira», prédit déjà Holyfield. La rencontre sera précédée de trois autres championnats du monde dont celui du tenant français Fabrice Tiozzo en lourds-légers (WBA) contre l’Américain Ken Murphy. Le Lyonnais avait acquis son titre aux dépens de l’Américain Nate Miller en 1997 déjà à Las Vegas et l’a conservé depuis sans problème face à l’Américain Terry Ray ou le Brésilien Ezequiel Paixao. Il est largement favori de ce combat organisé par le promoteur Don King avant tout pour faire connaître le Français aux États-Unis avant son éventuel passage chez les lourds.
Le monde de la boxe espère se racheter une conduite samedi à Las Vegas grâce à l’affiche qui opposera Lennox Lewis à Evander Holyfield pour l’unification du titre mondial des lourds. Ce combat est une revanche à de multiples titres. Revanche de Lewis qui croyait avoir match gagné en mars dernier au Madison Square Garden de New York et qui fut stupéfait d’entendre le verdict nul des juges. Revanche de Holyfield qui veut prouver qu’à 37 ans, sa carrière n’est pas encore derrière lui. Revanche aussi pour les organisateurs et promoteurs d’un sport en quête de crédibilité et de personnages charismatiques. Le verdict de mars, ajouté aux démêlés de Mike Tyson, n’a rien fait pour arranger leurs affaires. La télévision payante, qui retransmettra le combat, prévoit un tassement de son audience. Mais s’il...