L’Angleterre, le Danemark, la Turquie et l’Ukraine jouent gros demain en match de barrage aller de l’Euro 2000 de football. Les quatre sélections se déplacent respectivement en Écosse, en Israël, en Irlande et en Slovénie avec la volonté de prendre une option avant de recevoir à leur tour mercredi. Le match le plus sulfureux est de loin celui de Glasgow où la police sera en état d’alerte par crainte des hooligans. Dans ce classique d’outre-Manche, les statistiques récentes sont à l’avantage des Anglais, qui n’ont perdu que deux de leurs huit derniers matches contre l’Écosse depuis 1976. En 108 rencontres depuis 1872, les Anglais comptent 44 victoires contre 40 aux Écossais et 24 matches nuls. En outre, le stade de Hampden Park n’est plus ce qu’il était, sa capacité a été réduite à 52 000 alors qu’en 1937, 149 415 personnes – record absolu en Europe – avaient assisté à la défaite du rival anglais 3-1. «Je ne pense pas que l’Angleterre sera intimidée, tout comme nous ne serons pas intimidés à Wembley. Ce match retour est sans doute d’ailleurs le plus important des deux», note Craig Brown. L’entraîneur écossais n’a pas encore pris de décision officielle concernant son capitaine Colin Hendry, qui n’a pas joué pendant six semaines à la suite d’une blessure au genou. Les chances du défenseur des Rangers de jouer sont de 50-50. S’il n’était pas jugé assez prêt, Hendry serait remplacé par un autre vétéran, Colin Calderwood. En attaque, le buteur des Hearts Gary McSwegan est blessé aux adducteurs et Craig Brown devrait renouveler sa confiance à Billy Dodds et à Don Hutchison. En face, Kevin Keegan est lui aussi confronté à quelques problèmes. L’absence de Steve McManaman, le milieu de terrain du Real Madrid blessé mercredi, affaiblit le flanc gauche de son équipe. En défense, Graeme Le Saux est toujours convalescent et Phil Neville pourrait devoir se replier derrière aux côtés de deux novices, Steve Guppy ou Steven Froggatt. Dans les buts, David Seaman, peu en forme depuis son retour de blessure, est en concurrence avec Nigel Martyn. Schmeichel incertain Le Danemark n’est pas sûr non plus de pouvoir compter sur son gardien Peter Schmeichel mais n’en reste pas moins optimiste sur l’issue de sa rencontre de Tel-Aviv qui se jouera à guichets fermés devant 45 000 spectateurs. «Je suis sûr que nous marquerons au moins une fois», s’est permis de déclarer l’attaquant de Schalke 04 Ebbe Sand à la presse de son pays. «Sur une soirée, nous pouvons battre n’importe quelle équipe au monde», prévient quant à lui l’entraîneur israélien Shlomo Scharf. La Turquie, qui a longtemps fait jeu égal avec l’Allemagne lors des éliminatoires, s’annonce dangereuse face aux Irlandais qui récupèrent leur précieux milieu de terrain Roy Keane. La rencontre est déjà émaillée de diverses polémiques. Les Turcs ont refusé le terrain d’entraînement que leur proposait l’Irlande et soupçonnent les Verts de gonfler leur liste de blessés. À cela s’ajoute l’ultimatum lancé par le diffuseur du match, l’irlandais RTE, à la chaîne turque Star TV qui avait jusqu’à hier après-midi pour finir de s’acquitter de ses droits. Le match a priori le plus déséquilibré opposera enfin la Slovénie à l’Ukraine, longtemps première de son groupe avant d’être battue par la France sur le fil. Les défenseurs slovènes assurent qu’ils ne nourriront pas de complexes face aux redoutables attaquants que sont Andreï Chevtchenko ou Sergueï Rebrov. «Nous sommes peut-être des outsiders mais nous ne nous contenterons pas de défendre, nous voulons marquer des buts à Ljubljana», déclare Zlatko Zahovic, qui officie à l’Olympiakos. Le meilleur buteur slovène peut d’autant plus y croire que l’Ukraine devra se passer de Youri Maximov au milieu. Le capitaine et défenseur Oleg Loujni est incertain.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Angleterre, le Danemark, la Turquie et l’Ukraine jouent gros demain en match de barrage aller de l’Euro 2000 de football. Les quatre sélections se déplacent respectivement en Écosse, en Israël, en Irlande et en Slovénie avec la volonté de prendre une option avant de recevoir à leur tour mercredi. Le match le plus sulfureux est de loin celui de Glasgow où la police sera en état d’alerte par crainte des hooligans. Dans ce classique d’outre-Manche, les statistiques récentes sont à l’avantage des Anglais, qui n’ont perdu que deux de leurs huit derniers matches contre l’Écosse depuis 1976. En 108 rencontres depuis 1872, les Anglais comptent 44 victoires contre 40 aux Écossais et 24 matches nuls. En outre, le stade de Hampden Park n’est plus ce qu’il était, sa capacité a été réduite à 52 000 alors...