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Actualités - Biographies

Tito Petkovski, un politicien chevronné

Tito Petkovski, 54 ans, candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du 14 novembre en Macédoine, a tiré parti de sa solide expérience dans le monde politique pour se forger une réputation de sérieux. Membre aguerri des organes dirigeants du Parti communiste de l’ancienne Yougoslavie, il adhère à l’âge de 24 ans à la Ligue des communistes de Macédoine (CK-SKM-PDP). Pendant une brève période, il a été secrétaire du comité central de la Ligue. Cet avocat de formation, avec en poche un diplôme de l’université de Skopje, à l’âge de 23 ans, n’a exercé que brièvement au barreau de la capitale avant de quitter sa robe pour intégrer en 1971 l’Institut national de l’urbanisme. Il confirme sa vocation dans la vie publique en entrant après 1971 au conseil municipal de Skopje dont il a été secrétaire exécutif adjoint. Après l’éclatement de l’ex-Yougoslavie, M. Petkovski reste fidèle à ses convictions et adhère au Parti communiste réformé, qui prendra le nom d’Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM) et dont il fait toujours partie. Après la proclamation de l’indépendance de la Macédoine, en septembre 1991, M. Petkovski est élu vice-président du Parlement en 1994, puis en devient le président deux ans plus tard. À l’issue des législatives de novembre 1998, il se retrouve député après que son parti eut perdu le pouvoir. Membre aujourd’hui du présidium du comité central du SDSM, il incarne la ligne conservatrice du parti. Ses grands principes sont : famille, emploi, démocratie et stabilité. Il s’est fait le défenseur d’une Macédoine qui doit regarder vers l’Europe. «J’attends de la Macédoine qu’elle fasse un grand pas en avant et se montre un État moderne et un peuple civilisé», a-t-il dit lors de sa campagne. M. Petkovski, qui de l’avis général a mené une campagne sans éclat, a joué sur la popularité du président de son parti et président sortant, Kiro Gligorov. Il a axé sa campagne sur la continuité de l’action de son prédécesseur, en soulignant qu’il suivrait la même politique étrangère «d’équidistance» dans les relations avec les pays voisins. Les jeunes n’aiment pourtant pas son prénom, qui rappelle trop, selon eux, l’ancien leader communiste yougoslave, Josip Broz Tito. Ses ennemis lui reprochent d’avoir gardé des liens étroits avec Belgrade. Sur la question de la minorité albanaise en Macédoine, il s’est montré ferme : les Albanais doivent rester une minorité en Macédoine et non pas devenir un peuple constitutif comme ils l’ont réclamé. Il a décrit la demande de révision constitutionnelle des Albanais en ce sens comme «un piège» et une tentative cachée pour créer un autre État albanais. M. Petkovski, qui est né le 23 janvier 1945, est marié et père de deux filles.
Tito Petkovski, 54 ans, candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du 14 novembre en Macédoine, a tiré parti de sa solide expérience dans le monde politique pour se forger une réputation de sérieux. Membre aguerri des organes dirigeants du Parti communiste de l’ancienne Yougoslavie, il adhère à l’âge de 24 ans à la Ligue des communistes de Macédoine (CK-SKM-PDP). Pendant une brève période, il a été secrétaire du comité central de la Ligue. Cet avocat de formation, avec en poche un diplôme de l’université de Skopje, à l’âge de 23 ans, n’a exercé que brièvement au barreau de la capitale avant de quitter sa robe pour intégrer en 1971 l’Institut national de l’urbanisme. Il confirme sa vocation dans la vie publique en entrant après 1971 au conseil municipal de Skopje dont il a été...