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Actualités - Chronologie

Modes de vie Prévisions pour 2005

Le Centre de communication avancée (CCA) de France, dont le rôle consiste à étudier et prédire les tendances et les préférences des industriels et des importateurs des grandes mégalopoles commerciales (Shangai, Hong Kong, Londres, Mexico, San Francisco et Paris), a entrepris une enquête couvrant tous les chapitres de la vie, jusqu’à 2005: culturelle, sociale et individuelle. Le CCA a pu ainsi tracer les perspectives de vie du début du troisième millénaire. De Hong Kong à Miami et de Mexico à Londres, la tendance unanime est la peur de l’avenir (55%), la crainte du chaos, des guerres entre pays riches et/ou pauvres, de la violence, du stress, de l’insécurité. Ceci se reflète dans leurs achats, leur manière de vivre, leur façon de se vêtir. Ils se replient sur eux-même et sur l’Internet... Sans toutefois rejeter la technologie et ses avantages: fibres textiles révolutionnaires, gélules pour facilier les régimes, matériaux neufs, robotique. Quatre groupes de consommateurs futurs ont pu être ainsi détachés: Les neutralistes: ouverts à la technologie mais non pas à la créativité. Ils achèteraient un appareil perfectionné, une installation de pointe, mais non pas un vêtement original, une peinture, une création artistique révolutionnaire. Les conformistes : éternels amoureux des fibres naturelles, des matériaux traditionnels, du chic, du cocooning, du high-tech. Les surfeurs : partisans immédiats à toute mode nouvelle quelle qu’elle soit: politique, vestimentaire, technique ou autre. Quitte à lui tourner le dos dès qu’une autre apparaisse. Les rebelles : favorables à une nouveauté audacieuse, iconoclaste ou révolutionnaire. À condition qu’elle soit visible. À partir de ces données, créateurs et industriels doivent imaginer de quoi gagner les grâces de ces quatre groupes. Déjà Galliano chez Dior se penche et soigne avec plus d’attention les clientes de la griffe, contrairement aux saisons passées. Le PDG de la maison, Sidney Toledano, l’a très bien fait entendre: «La couture coûte à Dior plus cher qu’elle ne rapporte mais c’est un vecteur d’images et de savoir-faire formidable. Tout en conservant le privilège de sa somptuosité, nous avons repensé avec Galliano un budget et redéfini, en vrais partenaires, la création en fonction des demandes». Bien plus pragmatique, Pierre Bergé, chez Saint-Laurent, ne va pas par quatre chemins: «Je considère que nos véritables concurrents ne sont plus Dior et Chanel mais Prada, Gucci et Max Mara. Mieux vaut pour nous ne pas persister à s’ancrer sur le vieux terrain des vieux joueurs. Le XXIe siècle c’est la jeunesse, le prêt-à-porter...». Christian Lacroix, de son côté, ne fait que confirmer cette vision neuve. «Miser sur les retombées médiatiques et traiter la couture en danseuse ou en vitrine me semble trompeur car c’est la meilleure façon de la tuer». Le moment de vérité est donc là face à ce nouveau millénaire qui pousse à la révision de bien de conceptions et de coutumes. Même auprès du groupe des traditionnellement conformistes.
Le Centre de communication avancée (CCA) de France, dont le rôle consiste à étudier et prédire les tendances et les préférences des industriels et des importateurs des grandes mégalopoles commerciales (Shangai, Hong Kong, Londres, Mexico, San Francisco et Paris), a entrepris une enquête couvrant tous les chapitres de la vie, jusqu’à 2005: culturelle, sociale et individuelle. Le CCA a pu ainsi tracer les perspectives de vie du début du troisième millénaire. De Hong Kong à Miami et de Mexico à Londres, la tendance unanime est la peur de l’avenir (55%), la crainte du chaos, des guerres entre pays riches et/ou pauvres, de la violence, du stress, de l’insécurité. Ceci se reflète dans leurs achats, leur manière de vivre, leur façon de se vêtir. Ils se replient sur eux-même et sur l’Internet... Sans toutefois...