Les dirigeants de nos chaînes locales n’ont (peut-être?) pas de vocation artistique. On ne peut pas leur en vouloir : à l’impossible nul n’est tenu. Par contre je puis affirmer, en toute certitude, qu’ils en ont une autre, de vocation : celle des affaires juridiques. C’est à croire, vu le zèle qu’ils ont déployé ces derniers temps dans ce domaine que la toge a, pour eux, plus de prestance que le costume trois-pièces, et qu’il est plus seyant d’arpenter les couloirs du palais de Justice que de fréquenter les collines de Khayat, Hazmieh ou Naccache, hauts lieux de nos stations. Quoi qu’il en soit, il est apparu que les effets de manches des uns ou les arguments de plaidoirie des autres n’avaient pas eu l’effet escompté pour les plaignants. Car si je dois m’en référer au juge des référés – qui n’a pas dû chômer ces temps-ci vu le nombre de plaintes déposées – la compagnie qui en voulait à Maguy Farah et à ses nouveaux employeurs a été déboutée. Comme l’a été celle qui croyait détenir le seul privilège de retransmettre un tournoi de basket-ball. Vous avez dit sport? Et l’esprit sportif où était-il dans tout cela? Nos responsables-télé n’ont pas cette sagesse-là. La seule qu’ils connaissent a la couleur des Verts de la Hikmeh. Et pour compléter ce triste panorama, où tous les coups – surtout les plus bas – sont permis, voilà que le président-directeur général du conseil d’administration d’une quatrième chaîne, (frustré par rapport aux autres?) semble lui aussi avoir des velléités juridiques puisqu’il menace de recourir aux tribunaux (encore!) au cas où les journalistes continueraient à publier des informations qu’il qualifie de «diffamatoires» sur la compagnie qu’il gère. Vais-je me retrouver à Roumieh? Je me pose la question. Sans angoisse. Car, dit-on, depuis qu’une troupe folklorique mexicaine y a donné un show, le site en question est devenu très Olé, Olé! P.S. Justice est faite, film d’André Cayatte primé lors d’une biennale à Venise.
Les dirigeants de nos chaînes locales n’ont (peut-être?) pas de vocation artistique. On ne peut pas leur en vouloir : à l’impossible nul n’est tenu. Par contre je puis affirmer, en toute certitude, qu’ils en ont une autre, de vocation : celle des affaires juridiques. C’est à croire, vu le zèle qu’ils ont déployé ces derniers temps dans ce domaine que la toge a, pour eux, plus de prestance que le costume trois-pièces, et qu’il est plus seyant d’arpenter les couloirs du palais de Justice que de fréquenter les collines de Khayat, Hazmieh ou Naccache, hauts lieux de nos stations. Quoi qu’il en soit, il est apparu que les effets de manches des uns ou les arguments de plaidoirie des autres n’avaient pas eu l’effet escompté pour les plaignants. Car si je dois m’en référer au juge des référés – qui n’a...
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