Le jury Goncourt a totalement créé la surprise dans l’édition, non pas en raison du nom du lauréat, largement cité parmi les favoris, mais en avançant de six jours l’annonce du prix, ce qui a provoqué de vives réactions au sein des jurys des prix «concurrents». De nombreux coups de fil, dont un appel des Éditions de Minuit, sont parvenus à l’AFP pour demander confirmation de la nouvelle, peu après l’annonce du prix, tant elle a pris de court éditeurs et journalistes. Le Goncourt, créé en 1903 et devenu le plus illustre des prix littéraires d’automne, dont le jury est présidé par François Nourissier, devait être initialement décerné le 8 novembre, en même temps que le Renaudot, soit trois jours après le Fémina et le Médicis. Mais les académiciens Goncourt déploraient «le bouleversement du calendrier» des prix depuis plusieurs années, qui faisait que le Goncourt était en novembre le dernier grand prix à être décerné. En lice pour le Fémina Ils considéraient en outre qu’attribuer deux prix au même livre n’était «ni courtois envers les autres jurys ni utile à la librairie». Pour eux, le principe «Un prix, un lauréat» reste le plus «juste». Des jurées du Fémina ont exprimé leur «stupéfaction la plus intégrale» après l’annonce du Goncourt. «On ne change pas comme ça les dates d’un tel prix», a dit l’une d’entre d’elles sous couvert d’anonymat. admettant que Jean Echenoz avait «de bonnes chances d’avoir le Fémina». Cette décision a d’autre part mis dans l’embarras le jury Renaudot, fondé il y a plus de 70 ans en complément du Goncourt et décerné le même jour, au même lieu et à la même heure que le Goncourt. Pour André Brincourt, secrétaire général du Renaudot, ce «couplage» «s’appelle une institution et l’initiative prise cette année ne saurait être qu’une exception». «Le Renaudot 99 sera décerné comme prévu le 8 novembre chez Drouant, assorti d’une déclaration et de la promesse des futurs rendez-vous toujours jumelés avec nos amis les Goncourt», a-t-il dit.
Le jury Goncourt a totalement créé la surprise dans l’édition, non pas en raison du nom du lauréat, largement cité parmi les favoris, mais en avançant de six jours l’annonce du prix, ce qui a provoqué de vives réactions au sein des jurys des prix «concurrents». De nombreux coups de fil, dont un appel des Éditions de Minuit, sont parvenus à l’AFP pour demander confirmation de la nouvelle, peu après l’annonce du prix, tant elle a pris de court éditeurs et journalistes. Le Goncourt, créé en 1903 et devenu le plus illustre des prix littéraires d’automne, dont le jury est présidé par François Nourissier, devait être initialement décerné le 8 novembre, en même temps que le Renaudot, soit trois jours après le Fémina et le Médicis. Mais les académiciens Goncourt déploraient «le bouleversement du...
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