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Actualités - Conferences Et Seminaires

Irak L'opposition au régime de Bagdad encouragée par le soutien américain

Le congrès de l’opposition irakienne, réuni depuis vendredi à New York, s’est achevé lundi sur l’engagement des États-Unis de soutenir l’opposition pour renverser le président Saddam Hussein et reconstruire l’Irak. L’engagement a été formulé par Thomas Pickering, sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques, qui a promis, selon des délégués, «protection et aide» aux groupes d’opposition irakiens luttant pour un changement de régime. Dans un discours devant les 300 délégués irakiens, M. Pickering a souligné que les États-Unis avaient maintenu des forces aériennes et navales en réserve dans la région du Golfe «pour répondre à toute augmentation éventuelle des besoins» en effectifs. Le responsable américain a rappelé en particulier la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu, qui interdit tout mouvement de troupes de Bagdad dans le sud de l’Irak. Cette résolution vise à empêcher une offensive de Saddam Hussein contre ses voisins du Sud, notamment le Koweït. L’étendue du soutien américain a fait l’objet de commentaires divergents. Plusieurs responsables du Congrès national irakien (CNI) ont affirmé que M. Pickering avait promis une protection américaine contre tout mouvement de troupes irakiennes, qui constituerait un renforcement de la zone d’interdiction du mouvement de troupes blindées dans le sud de l’Irak. Mais d’autres responsables ont été plus prudents dans leur interprétation de l’engagement américain. «Je ne pense pas que les États-Unis commenceraient aujourd’hui à bombarder les concentrations de l’armée irakienne dans le Sud», a affirmé Sharif Ali ben Hussein, un dirigeant nouvellement élu du CNI. Il a toutefois estimé «que les Américains étaient en train d’évaluer les situations dans lesquelles ils pourraient envisager d’entreprendre une telle action». Selon Latif Rashid, un dirigeant kurde, M. Pickering a parlé «de l’intention américaine d’assurer une protection au peuple irakien» mais «n’a pas été explicite sur la façon d’assurer une telle protection». Le sous-secrétaire d’État a révélé un plan américain en plusieurs points visant à aider l’opposition à reconstruire le pays après «l’inévitable» départ du président Saddam Hussein, qui comprend notamment une aide financière généreuse au futur gouvernement. Le soutien économique ne se limitera pas à la levée des sanctions de l’Onu contre l’Irak et au déblocage des avoirs irakiens mais portera sur une restructuration de la dette et l’octroi de facilités pour les investissements étrangers. Le CNI a indiqué avoir décidé «d’une nouvelle stratégie et d’un nouveau plan d’action destiné à renverser le pouvoir en place et à créer des structures politiques, économiques, militaires et humanitaires». Les délégués ont élu un conseil central de 65 membres, présenté comme un mini-Parlement. Ce conseil a à son tour désigné une instance exécutive de sept membres, dont la composition serait revue dans deux mois pour inclure les groupes d’opposition qui n’ont pas participé à ce congrès. D’importantes formations de l’opposition, surtout chiites, basées en Iran, ont boycotté ce congrès, en affirmant qu’elles refusaient de participer à un rassemblement de l’opposition qui se tiendrait aux États-Unis.
Le congrès de l’opposition irakienne, réuni depuis vendredi à New York, s’est achevé lundi sur l’engagement des États-Unis de soutenir l’opposition pour renverser le président Saddam Hussein et reconstruire l’Irak. L’engagement a été formulé par Thomas Pickering, sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques, qui a promis, selon des délégués, «protection et aide» aux groupes d’opposition irakiens luttant pour un changement de régime. Dans un discours devant les 300 délégués irakiens, M. Pickering a souligné que les États-Unis avaient maintenu des forces aériennes et navales en réserve dans la région du Golfe «pour répondre à toute augmentation éventuelle des besoins» en effectifs. Le responsable américain a rappelé en particulier la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu, qui...