Les textes présentés hier à Ramallah par les chefs des délégations israélienne et palestinienne illustrent l’étendue du fossé qui sépare les deux parties. En voici quelques extraits : 1) SUR LE TRACÉ DES FRONTIÈRES DE L’ENTITÉ PALESTINIENNE : – Oded Eran (chef de la délégation israélienne) : «En tant que nation qui a été exposée à des tentatives violentes de mettre fin à son existence comme entité politique, on peut comprendre notre profonde préoccupation pour une sécurité durable, réelle, qui ne soit pas virtuelle, reposant sur des frontières sûres et sur la démilitarisation. De toute évidence, les frontières d’avant 1967 ne répondent pas à cette exigence». – Yasser Abed Rabbo (chef de la délégation palestinienne) : «Le premier point de départ (...) est l’application des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’Onu. Ce qui est essentiel dans ces résolutions, c’est l’accent mis sur la primauté du droit international contre l’acquisition de territoires par la guerre». 2) LE STATUT DE JÉRUSALEM : – Eran : «Pour tous les Israéliens, quelles que soient leurs opinions politiques, Jérusalem est notre capitale et continuera de l’être (...) Nous réitérons donc qu’elle doit rester unifiée, ouverte et sous la souveraineté d’Israël». – Abed Rabbo : «Jérusalem est au cœur du conflit du Proche-Orient. Jérusalem-Est est un territoire occupé depuis 1967 et doit être traité conformément aux résolutions en la matière du Conseil de sécurité de l’Onu». 3) LE RETOUR DES RÉFUGIÉS : – Eran : «Nous ne sommes pas indifférents au sort des réfugiés palestiniens depuis 51 ans. Nous pensons toutefois que dans l’intérêt d’une solution stable et permanente qui ne perpétue pas le conflit, (la solution au problème des réfugiés) ne peut pas être trouvée à l’intérieur des frontières d’Israël», mais «là où ils résident». – Abed Rabbo : «Le droit des réfugiés palestiniens au retour ainsi qu’à une compensation et une restitution a déjà été proclamé par la Déclaration universelle des droits de l’homme (...), la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’Onu et ses prolongements successifs et d’innombrables autres documents internationaux. La paix et la dépossession sont incompatibles». 4) LE SORT DES COLONIES DE PEUPLEMENT JUIVES EN CISJORDANIE ET À GAZA : – Eran : «Dans le cadre de l’établissement de frontières sûres, la plupart des Israéliens résidant aujourd’hui en Cisjordanie et à Gaza doivent rester sous souveraineté israélienne». – Abed Rabbo : «La colonisation, qu’il s’agisse d’agrandir des colonies existantes ou d’en construire de nouvelles, doit être arrêtée immédiatement (...) Nous avons appris hier (dimanche) votre décision de multiplier par dix la colonie d’Itamar (...) Je ne peux m’empêcher de me demander en quoi cela contribue à créer l’environnement positif sur lequel nous nous étions accordés».
Les textes présentés hier à Ramallah par les chefs des délégations israélienne et palestinienne illustrent l’étendue du fossé qui sépare les deux parties. En voici quelques extraits : 1) SUR LE TRACÉ DES FRONTIÈRES DE L’ENTITÉ PALESTINIENNE : – Oded Eran (chef de la délégation israélienne) : «En tant que nation qui a été exposée à des tentatives violentes de mettre fin à son existence comme entité politique, on peut comprendre notre profonde préoccupation pour une sécurité durable, réelle, qui ne soit pas virtuelle, reposant sur des frontières sûres et sur la démilitarisation. De toute évidence, les frontières d’avant 1967 ne répondent pas à cette exigence». – Yasser Abed Rabbo (chef de la délégation palestinienne) : «Le premier point de départ (...) est l’application des résolutions...
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