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Actualités - Chronologie

Rugby - Mondial 99 Accueil mitigé des All Blacks à Auckland

Les rugbymen néo-zélandais et leur encadrement ont reçu un accueil mitigé mardi à leur retour à Auckland au terme d’une Coupe du monde calamiteuse. John Hart, le sélectionneur qui a démissionné après la cuisante défaite contre la France en demi-finale puis le revers essuyé contre l’Afrique du Sud dans la «finale des perdants», a expliqué que ses All Blacks, si dominateurs en match de poule, avaient ensuite été pris de vitesse par leurs derniers adversaires. Mais il a ajouté que les critiques entendues après ces deux défaites sur le thème de l’absence de fierté et de passion des ex-meilleurs joueurs du monde avaient blessé le XV à la fougère. «Nos adversaires se sont simplement montrés meilleurs tacticiens, et c’est de ma faute, uniquement de ma faute», a déclaré Hart, qui pourrait poursuivre sa carrière à l’étranger après avoir été approché par plusieurs clubs. Évoquant la demi-finale perdue de Twickenham face aux Français, le sélectionneur démissionnaire a expliqué que son équipe avait été défaite «par une demi-heure de jeu éclatant produite par une équipe qui n’avait jamais mieux joué de toute son histoire». «J’espère que tout le monde comprend que personne ne pouvait être plus déçu que les All Blacks de ne pouvoir rapporter cette coupe. Nous savons que nous aurions dû gagner lorsque nous menions 24-10 mais tous les rebonds ont été favorables à la France et nous ne pouvions en fait rien faire», a-t-il poursuivi. Entre 6 et 10 millions de dollars de retombées pour le rugby australien La victoire obtenue en Coupe du monde devrait procurer de 6 à 10 millions de dollars US sur quatre ans au rugby australien en termes de retombées financières, a estimé lundi John O’Neil, le président de la Fédération australienne de rugby (ARU). Rappelant que la campagne de la Coupe du monde a coûté un peu plus de 1,3 million de dollars à l’ARU, John O’Neil a précisé : «Personne ne va nous envoyer un chèque dès demain et je ne crois pas que les parraineurs vont soudainement accroître leurs participations», a-t-il ajouté dès son retour à Sydney où quelque 700 personnes s’étaient massées à l’aéroport pour accueillir leurs champions du monde. «Mais, à la reconduction des contrats, je m’attends à une augmentation de nos revenus de 6 à 10 millions de dollars (environ 5,7 à 9,5 millions d’euro)», a-t-il estimé considérant que cette augmentation substantielle serait également due à la billetterie et au merchandising. D’autre part, O’Neil a révélé que des changements seraient proposés pour la prochaine Coupe du monde organisée en Australie en 2003. Estimant que la mise en place de quatre poules de cinq pays ainsi que des changements dans la programmation afin d’accorder plus de moments de repos aux joueurs. Enfin, il n’écarte pas la possibilité de faire participer à un tournoi annexe les équipes éliminées avant les quarts de finale. Dans la légende... quand même Le XV de France a pris place dans la légende du rugby français, à Cardiff au terme du choc contre l’Australie, juste derrière l’équipe de Jacques Fouroux qui s’était hissée en finale de la première Coupe du monde, douze ans auparavant à Auckland. Les maniaques des chiffres observeront toutefois qu’outre l’antériorité, les chiffres jouent en faveur de la première. La formation commandée par Daniel Dubroca ne s’était en effet inclinée devant les All Blacks que 29 à 9, en signant un essai alors que les hommes de Jean-Claude Skrela ont perdu 35 à 12 en ne marquant que des pénalités. À l’époque «nous jouions à l’extérieur et le rugby ne génère qu’une victoire sur dix aux Antipodes, souligne Fouroux. Or, samedi dernier, la France a carrément évolué à domicile... à une heure de vol de “Trifouillis-les-Oies”. De plus, le mois de sacrifice avait rapporté 9 000 F. Cette fois, il faut déplacer la virgule de deux zéros vers la droite, encadrement compris». En dehors de gagner de l’argent, la première Coupe du monde de l’ère professionnelle a permis de prouver la fiabilité d’une préparation physique longue de trois mois.
Les rugbymen néo-zélandais et leur encadrement ont reçu un accueil mitigé mardi à leur retour à Auckland au terme d’une Coupe du monde calamiteuse. John Hart, le sélectionneur qui a démissionné après la cuisante défaite contre la France en demi-finale puis le revers essuyé contre l’Afrique du Sud dans la «finale des perdants», a expliqué que ses All Blacks, si dominateurs en match de poule, avaient ensuite été pris de vitesse par leurs derniers adversaires. Mais il a ajouté que les critiques entendues après ces deux défaites sur le thème de l’absence de fierté et de passion des ex-meilleurs joueurs du monde avaient blessé le XV à la fougère. «Nos adversaires se sont simplement montrés meilleurs tacticiens, et c’est de ma faute, uniquement de ma faute», a déclaré Hart, qui pourrait poursuivre sa...