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Actualités - Chronologie

Le terrorisme anti-Otan s'amplifie en Grèce

Les protestations contre les frappes de l’Otan en Yougoslavie s’amplifient en Grèce, incluant des actions terroristes de plus en plus graves attribuées au groupe «17 novembre», et catégoriquement condamnées par le gouvernement. Le chef de la diplomatie, Georges Papandréou, a «vivement condamné» lundi l’attaque à la roquette menée la veille contre l’ambassade d’Allemagne à Athènes, qui n’a pas fait de victime, estimant qu’elle était liée à «la situation au Kosovo». «En raison de cette crise, certains milieux désirent créer des problèmes dans les relations internationales de la Grèce», a affirmé le porte-parole du gouvernement, Dimitris Reppas. Carl Heinz Kuhna, nouvel ambassadeur d’Allemagne, avait déclaré dimanche «qu’il ne considérait pas l’attaque comme un affront contre l’Allemagne, mais comme une marque du mécontentement dans le pays devant les évolutions internationales au Kosovo». Même sans revendication précise, les plus importantes actions terroristes de ces dernières semaines semblent être l’œuvre du groupe terroriste du «17 novembre», le plus dangereux d’Europe selon les services de renseignement occidentaux, qui tire son nom de la révolte sanglante des étudiants contre la dictature militaire (1967-1974). Cette organisation mystérieuse est en effet la seule à pouvoir utiliser des roquettes antichars. Elle les avaient volées en 1989 dans une caserne de l’armée grecque à Sikourio (centre). Les autorités ont indiqué que la roquette de dimanche soir a été tirée d’un immeuble situé derrière la résidence de l’ambassadeur dans la banlieue nord-athénienne. La chute de l’engin de 3,5 pouces, qui n’a pas explosé, selon la police, a percé le toit de la résidence, qui est entourée d’un jardin. Le «17 novembre» est également soupçonné par la police d’avoir lancé, le 5 mai, trois roquettes antichars — n’ayant pas fait de victimes — contre trois succursales de banques étrangères, la Middlands britannique, la Chase Manhattan américaine et la BNP française, ainsi que contre les bureaux d’une compagnie maritime grecque au Pirée, le port d’Athènes. Ce groupe terroriste a revendiqué le 1er avril un attentat à la roquette contre le siège du Pasok (Parti socialiste au pouvoir), qui n’a fait, lui aussi, que des dégâts matériels. Auteur d’une vingtaine d’assassinats d’officiers américains, de Turcs et de personnalités grecques, le groupe – dont aucun membre n’a été arrêté – s’est manifesté pour la première fois le 23 décembre 1975 avec le meurtre du chef d’antenne à Athènes de la CIA (service secret américain). Un autre groupe terroriste grec, les «Cellules révolutionnaires», avait revendiqué un attentat à la bombe, le 27 avril, contre l’hôtel Intercontinental qui a fait un mort et un blessé. Il entendait protester contre les États-Unis et l’Otan, avait-il indiqué dans sa revendication. Le mécontentement est très vif en Grèce, allié traditionnel de la Serbie. Selon les sondages, plus de 96 % de la population est opposée aux bombardements alliés en Yougoslavie, selon deux sondages d’opinion publiés récemment par la presse grecque. Celle-ci relate chaque jour les «atrocités» de l’Otan en Yougoslavie, n’accordant qu’une place minime au drame des réfugiés albanais du Kosovo. Toutefois, le chef du gouvernement, Costas Simitis, a une fois de plus, le week-end dernier, réaffirmé la «double appartenance» de la Grèce à l’Otan et aux Balkans.
Les protestations contre les frappes de l’Otan en Yougoslavie s’amplifient en Grèce, incluant des actions terroristes de plus en plus graves attribuées au groupe «17 novembre», et catégoriquement condamnées par le gouvernement. Le chef de la diplomatie, Georges Papandréou, a «vivement condamné» lundi l’attaque à la roquette menée la veille contre l’ambassade d’Allemagne à Athènes, qui n’a pas fait de victime, estimant qu’elle était liée à «la situation au Kosovo». «En raison de cette crise, certains milieux désirent créer des problèmes dans les relations internationales de la Grèce», a affirmé le porte-parole du gouvernement, Dimitris Reppas. Carl Heinz Kuhna, nouvel ambassadeur d’Allemagne, avait déclaré dimanche «qu’il ne considérait pas l’attaque comme un affront contre l’Allemagne,...