Lawrence Summers apparaît comme un surdoué et un virtuose de l’économie et de la finance. Jeune, brillant, clair et à l’aise, Lawrence Summers adopte parfois un ton cassant ou volontiers professoral qui lui a valu quelques inimitiés du côté du Congrès américain au moment de la crise mexicaine. Âgé de seulement 44 ans, Lawrence Summers va accéder au Graal du Trésor américain dans un style radicalement différent de celui de son actuel patron même si, pour les convictions économiques et monétaires, les deux hommes sont sur la même ligne. Pas encore en fonctions, Lawrence Summers a déjà reçu la bénédiction du grand prêtre de la politique monétaire américaine, le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan. «C’est une personne avec un talent et un jugement extraordinaires», a déclaré mercredi Alan Greenspan qui a rassuré les marchés financiers en affirmant que Lawrence Summers allait «continuer le travail important» de Robert Rubin. Mêmes propos rassurants et mêmes louanges du côté de la Maison-Blanche où le porte-parole, Joe Lockhart, a estimé que «personne plus que Lawrence Summers n’a jamais été mieux préparé pour diriger le département du Trésor». L’économie est son domaine. À 28 ans, il est devenu le plus jeune professeur d’université aux États-Unis en obtenant une chaire à la prestigieuse université d’Harvard dont il a obtenu un doctorat. En 1991, il est nommé à la tête des services économiques de la Banque mondiale avant d’intégrer, en 1993, le département du Trésor au poste de sous-secrétaire chargé des affaires internationales. C’est en août 1995 que Robert Rubin, qui a accédé six mois plus tôt au secrétariat au Trésor, le prend comme adjoint. Dans cette fonction, Lawrence Summers sera notamment un des artisans du plan de sauvetage du Mexique en 1995 dont la monnaie, le peso, était en pleine dégringolade. «Le plan mexicain était une décision très impopulaire que le président Clinton a prise sur les conseils de Robert Rubin qui s’est lui-même appuyé largement sur l’analyse de Lawrence Summers», a récemment raconté Gene Sperling, conseiller économique de la Maison-Blanche. Plutôt rondouillard, Lawrence Summers impressionne généralement son auditoire par sa capacité d’analyse et de synthèse et Robert Rubin l’emmenait le plus souvent avec lui pour les réunions économiques autour de Bill Clinton. Il est également de toutes les rencontres hebdomadaires entre Alan Greenspan et Robert Rubin. Marié et père de deux jumelles de 8 ans et d’un fils de 5 ans, Lawrence Summers va maintenant mettre ses capacités d’écoute, mais aussi de travailleur forcené, à l’un des postes les plus importants pour l’économie mondiale.
Lawrence Summers apparaît comme un surdoué et un virtuose de l’économie et de la finance. Jeune, brillant, clair et à l’aise, Lawrence Summers adopte parfois un ton cassant ou volontiers professoral qui lui a valu quelques inimitiés du côté du Congrès américain au moment de la crise mexicaine. Âgé de seulement 44 ans, Lawrence Summers va accéder au Graal du Trésor américain dans un style radicalement différent de celui de son actuel patron même si, pour les convictions économiques et monétaires, les deux hommes sont sur la même ligne. Pas encore en fonctions, Lawrence Summers a déjà reçu la bénédiction du grand prêtre de la politique monétaire américaine, le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan. «C’est une personne avec un talent et un jugement extraordinaires», a déclaré mercredi Alan...
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