La procédure de destitution du président russe Boris Eltsine, engagée fin juin 1998 par les communistes de la Douma, repose sur cinq chefs d’accusation, sur lesquels doivent se prononcer cette semaine les députés : – la responsabilité de Boris Eltsine dans la dissolution de l’URSS fin 1991. Le président russe avait déclaré avec les chefs d’État du Bélarus et de l’Ukraine la fin de l’existence de l’Union des républiques socialistes soviétiques le 8 décembre 1991. – l’assaut armé contre le Parlement insurgé en octobre 1993, qui a fait 148 morts officiellement, beaucoup plus selon des sources indépendantes. Boris Eltsine avait ordonné à ses troupes d’élites de donner l’assaut le 4 octobre à la Maison blanche (alors siège du parlement) où s’étaient retranchés les députés soutenant le vice-président Alexandre Routskoï limogé par le chef d’État. – le déclenchement de la guerre contre la république indépendantiste de Tchétchénie en décembre 1994. Le conflit a duré près de 21 mois et fait plusieurs dizaines de milliers de morts, se terminant par une défaite de Moscou. Les troupes russes se sont retirées de la république et des accords de paix ont été signés en août 1996 sans que la question centrale du statut de la république sécessionniste ne soit réglée. – le rôle de Boris Eltsine dans «l’effondrement de l’armée» et du complexe militaro-industriel, autrefois fleuron du pouvoir soviétique. L’armée réduite à 1,2 million d’hommes (contre près de 4 millions durant les années soviétiques) n’arrive pas à loger et parfois à nourrir ses hommes. La plupart des grandes usines du complexe militaro-industriel ont manqué leur reconversion à l’économie de marché, continuant d’employer des milliers de personnes sans les payer. – un «génocide» contre le peuple russe. Cette accusation s’appuie sur la baisse importante du niveau de vie après la chute de l’Union soviétique, l’effondrement du système d’éducation et de santé, la «propagande pour la contraception» (la procédure d’avortement a été simplifiée et facilitée), et «la destruction de la base morale de la société». La Douma note encore l’importante baisse de la population depuis la chute de l’URSS. Selon le Comité d’État aux statistiques, la Russie compte aujourd’hui 146,5 millions d’habitants contre 148,6 en 1992.
La procédure de destitution du président russe Boris Eltsine, engagée fin juin 1998 par les communistes de la Douma, repose sur cinq chefs d’accusation, sur lesquels doivent se prononcer cette semaine les députés : – la responsabilité de Boris Eltsine dans la dissolution de l’URSS fin 1991. Le président russe avait déclaré avec les chefs d’État du Bélarus et de l’Ukraine la fin de l’existence de l’Union des républiques socialistes soviétiques le 8 décembre 1991. – l’assaut armé contre le Parlement insurgé en octobre 1993, qui a fait 148 morts officiellement, beaucoup plus selon des sources indépendantes. Boris Eltsine avait ordonné à ses troupes d’élites de donner l’assaut le 4 octobre à la Maison blanche (alors siège du parlement) où s’étaient retranchés les députés soutenant le...
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