Le 52e festival international du film de Cannes s’ouvre aujourd’hui mercredi et la compétition promet d’être chaude tant la sélection officielle compte de grands noms susceptibles de recevoir la Palme d’or. À la veille de l’ouverture, le palais des festivals bruissait hier de mille bruits des divers corps de métier qui s’attachaient à ce que tout soit prêt pour la cérémonie d’ouverture, présentée cette année par l’actrice britannique Kristin Scott-Thomas. Les moquettes étaient encore recouvertes de leur film plastique, un ballet de pots de fleurs et de plantes vertes se déployait dans les diverses ailes du palais, dont l’extension qui doit ouvrir pour l’an 2000 est encore en pleine construction, une rotonde de béton brut cachant ainsi le panorama ensoleillé de la baie de Cannes. Par rapport à la sélection annoncée le mois dernier, aucun changement n’est intervenu, contrairement à ce qui s’était passé deux ans plus tôt pour le cinquantenaire. L’ensemble des films est d’un «niveau moyen satisfaisant dans le contexte actuel», avait déclaré le délégué général Gilles Jacob le 22 avril dernier. Avec à l’affiche des noms tels que Jim Jarmusch, David Lynch, Peter Greenaway, Leos Carax ou encore Atom Egoyan et Pedro Almodovar, c’est bien le moins que le festival pouvait faire. Le barbier de Sibérie, fresque de trois heures du cinéaste russe Nikita Mikhalkov, fera l’ouverture, mais hors compétition. Un autre réalisateur russe est en revanche en lice pour la Palme d’or, Alexandre Sokourov, et son film Moloch traite d’un sujet on ne peut plus épineux, les rapports entre Hitler et Eva Braun. L’Asie s’éveille Ce 52e festival consacre aussi la montée en puissance de l’Asie avec trois films en compétition, sept films à Un certain regard (sélection officielle hors compétition) et diverses autres présences dans les courts métrages et sections parallèles. Zhang Yimou, invité, a refusé de venir et s’en est expliqué en attaquant violemment les organisateurs du festival. Les Français ne sont pas en reste. Pola X marque le grand retour de Leos Carax au cinéma, au point que sa sélection avait été annoncée dès novembre dernier. Son film conte une histoire sombre, au propre comme au figuré, librement adaptée de Pierre ou les ambiguïtés, de Herman Melville. Trois autres longs métrages défendent les chances françaises. Globalement, le festival donne cette fois encore une image fidèle de lui-même: un lieu unique au monde où tous les films ont droit de cité mais, précisément peut-être pour cette raison, boudé par les grands studios américains. De fait, la plupart de leurs productions n’ont pas la personnalité suffisante pour pouvoir prétendre décrocher le moindre honneur au terme de la compétition. La Columbia présente certes Limbo, de John Sayles. Mais celui-ci est le pape du cinéma indépendant américain. Les autres studios choisissent comme d’habitude de montrer des films hors compétition. Néanmoins, George Lucas ne présentera pas le dernier avatar de la Guerre des Étoiles, pas plus que la Warner ne sortira Eyes Wide Shut, le dernier long métrage de Stanley Kubrick, à jamais absent de Cannes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le 52e festival international du film de Cannes s’ouvre aujourd’hui mercredi et la compétition promet d’être chaude tant la sélection officielle compte de grands noms susceptibles de recevoir la Palme d’or. À la veille de l’ouverture, le palais des festivals bruissait hier de mille bruits des divers corps de métier qui s’attachaient à ce que tout soit prêt pour la cérémonie d’ouverture, présentée cette année par l’actrice britannique Kristin Scott-Thomas. Les moquettes étaient encore recouvertes de leur film plastique, un ballet de pots de fleurs et de plantes vertes se déployait dans les diverses ailes du palais, dont l’extension qui doit ouvrir pour l’an 2000 est encore en pleine construction, une rotonde de béton brut cachant ainsi le panorama ensoleillé de la baie de Cannes. Par rapport à la...