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Actualités - Chronologie

Formule 1 Direction Monaco

La plupart des équipes ont entrepris des essais sur divers circuits en prévision du Grand Prix de Monaco. Un Grand Prix reconnu pour être une loterie où les freins et la suspension sont mis à rude épreuve. Ferrari et Minardi auront été les premiers à retourner au boulot sur le circuit de Fiorano. Eddie Irvine et Luca Badoer ont commencé des essais d’aérodynamique sur une piste plus souvent humide que sèche. Luca Badoer a dû faire preuve d’adaptation puisque qu’il a changé de volant entre la Ferrari et la Minardi. Michael Schumacher a pris le relais avec en tête le but de remporter Monaco et ainsi devancer le record de victoires acquises chez Ferrari par Niki Lauda. Schumacher 68 laps. 1’02’’761. Badoer 38 1’03’’859. Benetton, eux, étaient à Barcelone où l’écurie italienne a concentré ses efforts en modifications de châssis et de moteur. Jordan : Quel changement en un an ! «Quel changement pour nous par rapport à 1998 !», lâchait Eddie Jordan en abordant la préparation du prochain Grand Prix de Monaco. «À cette époque, l’an dernier, l’équipe allait vivre le pire des week-ends de son histoire en F1. Cette fois, nous arrivons comme l’écurie qui bouscule la hiérarchie des Top Teams. J’ai toujours dit que j’étais un empêcheur de tourner en rond, désormais c’est l’écurie qui a repris cela à son compte», avouait fièrement le patron. Monaco 1998 fut une véritable catastrophe pour les Jordan. À bord de monoplaces manquant cruellement de grip, Damon Hill et Ralf Schumacher s’étaient qualifiés à de modestes 15e et 16e places sur la grille, seul Damon parvenant à rallier l’arrivée... 8e, à 2 tours des leaders. «Ce fut très dur à vivre, cela se passait devant nos amis, nos familles, nos sponsors», se rappelle Eddie Jordan. «Mais, le coup de pied que cela nous a mis au derrière, nous a permis de faire bouger les choses, de faire des changements radicaux sans lesquels nous aurions disparu dans les bas-fonds de la grille. Faire ces changements n’a pas été simple, mais le résultat est là», notait l’Irlandais. Des choix assez signifiants pour permettre aux pilotes de l’équipe de marquer des points dans 10 des 11 dernières courses... seules les Ferrari ont réalisé pareille performance ! «Parfois, j’ai du mal à me rendre vraiment compte des transformations», reprend Eddie Jordan. «Mais, nous ne devons pas en rester là, c’est seulement le début du chemin qui nous mènera là où nous voulons aller. En F1, il faut perpétuellement se battre», ajoutait le boss. Monaco est un circuit familier pour Damon Hill et Heinz-Harald Frentzen. Pour l’Allemand, ce Grand Prix se déroule «en bas de chez lui», et pour le Britannique, c’est un endroit où son père a écrit les plus belles lignes de son palmarès. «Mon premier souvenir du Grand Prix de Monaco remonte à un jour de 1969, devant la télévision. J’avais 8 ans et je jouais dans le jardin quand ma mère m’a appelé pour me dire “viens voir papa gagner le Grand Prix de Monaco”. C’était sa 5e victoire là-bas, mais la première dont je me souvienne», avouait Damon. Pour son séjour en principauté, l’équipe Jordan a mis les petits plâts dans les grands et lancé plus de 200 invitations et même loué un superbe yacht. «D’un point de vue commercial, tous les Grands Prix sont très importants pour nous», explique Mark Gallagher, le responsable du marketing de l’équipe irlandaise. «Mais, Monte-Carlo est, bien entendu, une étape très prisée, ce n’est certes pas là où nous aurons le plus d’invités, mais certainement là où leur standing est le plus élevé. C’est la course à laquelle les grands responsables d’entreprises veulent assister. Avec la proximité du Festival de Cannes, c’est aussi un endroit pour les stars et VIP où il faut être vu», concluait le responsable du marketing. Bar : le joyau de la couronne C’est paradoxal, mais la moyenne au tour la plus lente de la saison, les stands les plus étriqués du calendrier, la proximité des nombreux spectateurs, parfois prestigieux, et le changement d’habitudes (les essais commencent le jeudi et non pas le vendredi), n’empêche pas la plupart des gens du Formula One Circus de considérer le Grand Prix de Monaco comme le joyau de la couronne. C’est aussi, pour les pilotes, la possibilité d’intégrer la liste des plus grands champions qui se sont imposés en principauté. Nouveau venu dans la discipline, le British American Racing attend avec impatience ce rendez-vous unique. Au sein de son staff, le Bar possède toutefois des gens d’expérience, dont la connaissance des subtilités des coulisses du paddock sera très utile. Ainsi, le Team manager Greg Field saura canaliser l’ardeur des troupes. «Je ne sais pas comment je dois prendre le fait d’être cataloguer comme un ancien», déclarait-il, lui qui approche les 200 Grands Prix ! «Pour les gars qui seront sur place, pour la première fois, il faut qu’ils sachent que les stands à Monaco sont un des endroits les plus stressants, ce sera une des courses les plus dures de la saison. Mais malgré tout cela, Monaco est vraiment une épreuve que j’aime, c’est peut-être un peu masochiste en fait», poursuivait Greg Field. «Vous y croisez toujours des stars de la chanson, du cinéma, des gens de la haute société, et même des politiciens parfois. C’est aussi un circuit très agréable pour les spectateurs, tant au niveau du spectacle que de l’ambiance et du cadre», ajoute le Team manager du Bar. Le British American Racing arrivera en principauté avec l’espoir de voir éclore les fruits du travail qu’effectue sans relâche les ingénieurs, techniciens et mécaniciens de l’écurie. À Imola, Jacques Villeneuve a signé un très encourageant 5e temps lors des essais qualificatifs, mais il n’a pas pu confirmer en course. Mika Salo, remplaçant Ricardo Zonta blessé, a quant à lui terminé au 7e rang, bien que n’ayant pas franchi la ligne d’arrivée suite à des ennuis mécaniques dans le dernier tour. «Nous avons laissé entrevoir un bon potentiel à Imola, bien que la fiabilité n’ait pas été au rendez-vous», admettait le manager de l’écurie anglo-américaine, Craig Pollock. «Le principal soucis à Monaco sera l’appui aérodynamique et mécanique, avoir un bon grip quelque soit le set-up», ajoutait-il. Bien que la logistique soit très compliquée à gérer à Monaco, le British American Racing disposera de 4 châssis complets pour le week-end, quatre monoplaces que se partageront le Canadien Jacques Villeneuve et le Finlandais Mika Salo.
La plupart des équipes ont entrepris des essais sur divers circuits en prévision du Grand Prix de Monaco. Un Grand Prix reconnu pour être une loterie où les freins et la suspension sont mis à rude épreuve. Ferrari et Minardi auront été les premiers à retourner au boulot sur le circuit de Fiorano. Eddie Irvine et Luca Badoer ont commencé des essais d’aérodynamique sur une piste plus souvent humide que sèche. Luca Badoer a dû faire preuve d’adaptation puisque qu’il a changé de volant entre la Ferrari et la Minardi. Michael Schumacher a pris le relais avec en tête le but de remporter Monaco et ainsi devancer le record de victoires acquises chez Ferrari par Niki Lauda. Schumacher 68 laps. 1’02’’761. Badoer 38 1’03’’859. Benetton, eux, étaient à Barcelone où l’écurie italienne a concentré ses efforts en...