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Actualités - Chronologie

Aéronautique Airbus et Lockheed Martin discutent d'éventuelles coopérations

L’avionneur européen Airbus Industrie et le géant aérospatial et de défense américain Lockheed Martin continuent à discuter de coopérations éventuelles mais sans que celles-ci portent sur des projets spécifiques, ont indiqué mardi les deux groupes. «Dans ce secteur d’activité, nous avons toujours des discussions avec des partenaires potentiels aux États-Unis comme à l’étranger pour évaluer les meilleurs potentiels d’expansion», a déclaré Jerry Langhein, porte-parole de Lockheed Martin. Concernant une alliance avec Airbus pour la construction du «super-jumbo jet» à double pont dit A3XX qu’entend lancer le consortium européen, dont a fait part la veille le quotidien Seattle Times, M. Langheim a déclaré «qu’il n’y avait rien de nouveau». Il a rappelé que le PDG du groupe, Vance Coffman avait déjà indiqué que Lockheed Martin «n’a absolument aucune intention de prendre une participation sous forme d’investissement» dans le A3XX. Le coût de ce programme, qu’Airbus veut lancer à la fin 2000 est estimé de 10 à 15 milliards de dollars. Même son de cloche chez Airbus, où la porte-parole, Barbara Kracht, a également démenti mardi l’existence de négociations entre le consortium européen et Lockheed Martin pour une alliance sur des projets communs comme celui de l’A3XX. «Il s’agit de pures spéculations. Il n’y a aucune discussion particulière au-delà du fait que dans cette industrie, tout le monde est en permanence en contact avec tout le monde». Sur une éventuelle participation de Lockheed Martin dans le projet d’avion de transport militaire européen ATF/FLA, M. Langheim a indiqué qu’il n’y avait rien de nouveau. Le PDG de Lockheed Martin avait déclaré au salon aéronautique de Farnborough en septembre «qu’une coopération avec les Européens (sur l’ATF) aurait un sens». Un engagement de Lockheed Martin dans le A3XX permettrait à ce groupe de rééquilibrer ses activités, essentiellement centrées sur le militaire et l’espace, en retrouvant une place dans la construction d’avions commerciaux dont il s’était retiré à la suite de l’échec commercial du gros porteur L-1011 dans les années 70. Lockheed pourrait ainsi mieux affronter son rival Boeing, premier avionneur mondial et important fournisseur du Pentagone grâce au rachat de McDonnell Douglas en 97. Pour Airbus, une contribution de Lockheed Martin permettrait d’alléger le coût de financement de l’A3XX et de faciliter les ventes du futur appareil auprès des compagnies aériennes américaines. Airbus juge essentiel le lancement de ce gros porteur pour pouvoir concurrencer Boeing sur un pied d’égalité. Boeing, grâce à son monopole sur le B747, peut plus aisément casser les prix sur les appareils avec lesquels il est en concurrence avec Airbus. Concernant le futur avion de transport militaire européen, une participation de Lockheed Martin lui donnerait un accès au marché européen pour cet appareil, avec 288 commandes potentielles des gouvernements du vieux continent devant remplacer leur flotte vieillissante de Transall et d’Hercules. Une coopération transatlantique réduirait les coûts de développement de l’appareil (25 milliards de dollars) et ouvrirait le marché américain estimé à 500 avions sur quinze ans. Une alliance entre Lockheed Martin et Airbus paraît toutefois peu probable dans l’état actuel des choses, selon les milieux spécialisés aux États-Unis.
L’avionneur européen Airbus Industrie et le géant aérospatial et de défense américain Lockheed Martin continuent à discuter de coopérations éventuelles mais sans que celles-ci portent sur des projets spécifiques, ont indiqué mardi les deux groupes. «Dans ce secteur d’activité, nous avons toujours des discussions avec des partenaires potentiels aux États-Unis comme à l’étranger pour évaluer les meilleurs potentiels d’expansion», a déclaré Jerry Langhein, porte-parole de Lockheed Martin. Concernant une alliance avec Airbus pour la construction du «super-jumbo jet» à double pont dit A3XX qu’entend lancer le consortium européen, dont a fait part la veille le quotidien Seattle Times, M. Langheim a déclaré «qu’il n’y avait rien de nouveau». Il a rappelé que le PDG du groupe, Vance Coffman avait déjà...