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Actualités - Chronologie

Basket Ball Elections demain à la FLB

Demain dimanche, 99 présidents de club se réuniront au collège du Mont La Salle pour élire le nouveau conseil administratif de la Fédération libanaise de basket-ball (FLB). Ce serait une lassante répétition que de dire encore une fois que le basket est devenu phénomène de société et une activité économique florissante. Ce serait un euphémisme que de dire que la contribution parfois personnelle et surtout professionnelle de M. Antoine Choueiry y est pour beaucoup dans cet essor fulgurant. Ce serait aussi un impardonnable oubli que de négliger, à l’heure du bilan, le rôle majeur qu’a joué M. Antoine Chartier, président démissionnaire de la FLB, dans cette opération qui a vu le jour en 96 et qui a connu un succès au-delà de toute espérance. Mais les deux hommes ne s’entendent plus. Inséparables alliés la veille, ils se sont retrouvés chacun dans un camp pour une guerre de tranchées qui risque de ravager en une semaine l’admirable édifice qu’ils ont patiemment construit côte à côte. La raison du litige est la démission collective d’un conseil administratif, véritable mosaïque de tendances régionales et communautaires, monté de toutes pièces en 1996 pour parer au plus pressé et qui s’est retrouvé en 99 dans l’incapacité de s’entendre sur la moindre des décisions. Une liste de technocrates indépendants et totalement neutres a été formée par M. Chartier et le président de La Sagesse s’en est irrité car elle «met à l’écart les représentants des grands clubs qui investissent des millions dans le basket». L’affaire ne cesse, depuis, de s’envenimer en raison de quelques maladroites insinuations des partisans des deux camps de l’incontournable panoplie de rumeurs qu’on a ressortie pour les besoins de la bataille et du battage auquel se sont livrés certains médias qui ont sauté sur l’occasion pour animer les interludes entre les programmes à une époque où la publicité se fait rare. Les clips et contre-clips font rage et la tension monte sans retenue. En matière de publicité, certains n’ont pas pu s’empêcher de dire que le véritable enjeu de ces élections est peut-être économique dans un sport qui attire les convoitises depuis qu’il est devenu tellement prisé des annonceurs. Sur ce registre, le savoir-faire du gigantesque appareil existant autour de M. Choueiry est à la base de cette dynamique dont tout le monde profite. Remettre cela en doute serait cracher dans un puits qui en a désaltéré plus d’un. Il est donc plutôt légitime de signaler que le président des Verts est plus mécène que spéculateur et que son implication passionnée dans le sport n’est pas seulement à but lucratif. Et peut-être pas du tout. Parallèlement, on peut, sans craindre l’exagération, affirmer que des personnalités de la trempe et de la qualité de M. Chartier sont indispensables au sport en général et au basket en particulier. Son indiscutable neutralité dans un milieu sapé par les considérations géographiques, politiques et confessionnelles lui confère une aura dont rares sont les personnes qui jouissent sur la scène sportive contemporaine. La complémentarité des deux hommes est donc évidente pour le basket et il serait vraiment dommage que les milliers d’adeptes et les millions de fans soient déçus par l’issue malheureusement probable d’un énorme malentendu. C’est précisément là l’avis des milieux politiques qui ont rapidement expédié leurs émissaires pour parer à l’éventualité d’une bataille aux plaies non cicatrisables. C’est ainsi que M. Chéhadé Kassouf, président de la Fédération de volley-ball et proche conseiller du ministre de l’Intérieur Michel Murr, ne cesse de faire la navette entre les deux QG pour tenter de rapprocher les points de vue. Jusqu’aux premières heures de la nuit, il semblait que toutes les tentatives de médiation aient échoué. Dans les deux camps, les quelques candidats joints au téléphone avaient tous émis des doutes quant aux chances réelles de trouver un compromis.
Demain dimanche, 99 présidents de club se réuniront au collège du Mont La Salle pour élire le nouveau conseil administratif de la Fédération libanaise de basket-ball (FLB). Ce serait une lassante répétition que de dire encore une fois que le basket est devenu phénomène de société et une activité économique florissante. Ce serait un euphémisme que de dire que la contribution parfois personnelle et surtout professionnelle de M. Antoine Choueiry y est pour beaucoup dans cet essor fulgurant. Ce serait aussi un impardonnable oubli que de négliger, à l’heure du bilan, le rôle majeur qu’a joué M. Antoine Chartier, président démissionnaire de la FLB, dans cette opération qui a vu le jour en 96 et qui a connu un succès au-delà de toute espérance. Mais les deux hommes ne s’entendent plus. Inséparables alliés la...