Le président Bill Clinton a indiqué qu’il ne fallait pas avoir d’attente excessive sur le sommet israélo-palestinien auquel il participera à Oslo aux côtés du Premier ministre israélien Ehud Barak et du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. «Je ne veux pas provoquer une attente excessive sur ce qu’il adviendra durant cette rencontre», a déclaré à la presse M. Clinton en soulignant que MM. Barak et Arafat «sont tous deux déterminés à faire la paix et finiront par s’entendre». Ce sera une autre étape sur la voie de la paix, a-t-il ajouté. «Ils font des progrès et ils y travaillent dur. Ils se sont donnés un programme de travail intense et ils ont beaucoup de sujets difficiles à résoudre», a-t-il déclaré. Un haut responsable américain ayant requis l’anonymat a déclaré un peu plus tard qu’il n’y aurait sans doute à Oslo «ni percée ni annonce majeure». Cette rencontre, a-t-il dit, «fait partie du processus (de paix) dans lequel nous sommes impliqués depuis longtemps, et cela est une occasion utile de plus de faire progresser ce processus». M. Clinton, qui quittera Washington dimanche en fin d’après-midi, aura lundi après-midi des entretiens séparés d’abord avec M. Barak puis avec M. Arafat. Il retrouvera les dirigeants israélien et palestinien mardi pour une rencontre à trois qui devrait durer une heure, mais qui se prolongera sans doute, a précisé le haut responsable américain. Il a précisé que le président américain n’avait pas l’intention pour l’instant de prolonger ce sommet au-delà de mardi. Le départ de M. Clinton d’Oslo n’a toutefois pas été encore fixé, a-t-il dit, laissant ainsi entendre que les discussions pourraient se poursuivre au cas où cela se révèlerait nécessaire. Lors de sa conférence de presse, M. Clinton a déclaré qu’il pensait que tant M. Barak que M. Arafat étaient «en train de penser à quoi l’accord de paix définitif ressemblera, à ce qu’ils peuvent accepter, à ce qui serait bon pour l’autre partie et surtout à ce qui pourrait préserver l’intégrité de leurs principes et d’une paix durable dans la région». «Nous entrons maintenant dans la partie la plus difficile des discussions. Nous en sommes réellement aux questions existentielles», a affirmé pour sa part le haut responsable américain. «Ils ont à régler les questions frontalières, le statut final des territoires palestiniens, celui de Jérusalem, le sort des réfugiés et celui des colonies de peuplement». Il a rappelé que lors des accords de Charm el-Cheikh, Israéliens et Palestiniens s’étaient engagés à définir un cadre d’accord final avant la fin de février prochain et de signer un accord sur un règlement définitif du conflit d’ici à septembre 2000, dans onze mois. Au cours de ses entretiens avec M. Barak, M. Clinton évoquera aussi le volet syrien d’un règlement de paix. Depuis la victoire travailliste aux élections israéliennes, Jérusalem et Damas ont indiqué leur souhait de reprendre leurs négociations de paix, interrompues en 1996, mais ils n’ont jusqu’ici pu résoudre le point sur lequel les pourparlers avaient été suspendus. Le haut responsable américain a nié que le volet syrien soit actuellement «en veilleuse», mais il n’aura à Oslo, a-t-il dit, qu’un caractère secondaire, bien que Washington souhaite vivement la réactivation de ces pourparlers.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président Bill Clinton a indiqué qu’il ne fallait pas avoir d’attente excessive sur le sommet israélo-palestinien auquel il participera à Oslo aux côtés du Premier ministre israélien Ehud Barak et du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. «Je ne veux pas provoquer une attente excessive sur ce qu’il adviendra durant cette rencontre», a déclaré à la presse M. Clinton en soulignant que MM. Barak et Arafat «sont tous deux déterminés à faire la paix et finiront par s’entendre». Ce sera une autre étape sur la voie de la paix, a-t-il ajouté. «Ils font des progrès et ils y travaillent dur. Ils se sont donnés un programme de travail intense et ils ont beaucoup de sujets difficiles à résoudre», a-t-il déclaré. Un haut responsable américain ayant requis l’anonymat a déclaré un peu plus...