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Actualités - Opinion

En gros plan Kubrick : dernier regard ..

Un bref déplacement à Londres m’a permis de voir (en salle) Eyes Wide Shut. Pareille occacion ne se manque pas! Le dernier film qu’avait pu réaliser – de justesse! – le grand cinéaste qui vient de disparaître est une œuvre étrangement fascinante, complexe et déroutante. Un film finalement tout à fait dans la manière de Kubrick (il y a beaucoup de Shining dans Eyes Wide Shut). Si le sujet en est bien, avant tout, le couple et sa sexualité – dernière «odyssée humaine» de ce siècle? – avec toutes les dérives qu’implique ce thème (jalousie, fantasmes refoulés, etc.), on se doute bien que Kubrick n’a fait en rien un film «pornographique». Mais il y a le regard que porte le metteur en scène sur les images qu’il nous donne à voir... Et, à propos de regard, une seule vision du film aurait dû faire comprendre aux responsables de la Warner Bros – la société productrice et distributrice de Eyes Wide Shut – que sa sortie était impossible au Liban (comme d’ailleurs dans tout le Moyen-Orient). Surtout compte tenu du comportement actuel de notre censure: voir un article tout récemment paru dans L’Orient-Le Jour. Ainsi, Eyes Wide Shut rejoint la longue liste des films que nous ne verrons pas au Liban (du moins en salle!). Pour des raisons diverses, la principale étant, en général, que ces films sont jugés trop peu «commerciaux» par nos distributeurs. Vous avez compris: la qualité, on veut bien, à condition qu’elle paie... Une exception: on verra – sauf imprévu – le film de Nikita Mikhalkov, Le barbier de Sibérie. Parce qu’il devrait faire l’ouverture (le 26 novembre) du Festival du cinéma européen et qu’il doit sortir ensuite en salle. Une chance par-ci une chance par-là, comme l’aurait chanté un autre barbier connu.
Un bref déplacement à Londres m’a permis de voir (en salle) Eyes Wide Shut. Pareille occacion ne se manque pas! Le dernier film qu’avait pu réaliser – de justesse! – le grand cinéaste qui vient de disparaître est une œuvre étrangement fascinante, complexe et déroutante. Un film finalement tout à fait dans la manière de Kubrick (il y a beaucoup de Shining dans Eyes Wide Shut). Si le sujet en est bien, avant tout, le couple et sa sexualité – dernière «odyssée humaine» de ce siècle? – avec toutes les dérives qu’implique ce thème (jalousie, fantasmes refoulés, etc.), on se doute bien que Kubrick n’a fait en rien un film «pornographique». Mais il y a le regard que porte le metteur en scène sur les images qu’il nous donne à voir... Et, à propos de regard, une seule vision du film aurait dû faire...