L’économie allemande, la plus grande de la zone euro, devrait nettement s’améliorer en l’an 2000 avec des répercussions positives sur le marché de l’emploi, estiment les six grands instituts de conjoncture du pays dans leur rapport d’automne. «Après un premier semestre 1999 morose, l’activité économique s’est reprise. En l’an 2000, elle continuera à croître rapidement», ont-ils prédit. Pour l’année prochaine, les instituts tablent désormais sur une croissance de 2,7 %, ayant légèrement rehaussé une prévision précédente faite au printemps dernier (+2,6 %). En 1999, la croissance ne devrait être que de 1,4 %. Premier moteur de la reprise qui s’amorce: la demande extérieure, qui s’est nettement améliorée depuis le printemps dernier. Les exportations en direction des pays auparavant en crise, notamment ceux du Sud-Est asiatique, ont fortement progressé, soulignent-ils. L’an prochain, «la demande extérieure restera vivace et la consommation intérieure se renforcera», prévoient les instituts. La production industrielle croîtra sensiblement, l’activité du bâtiment, à la traîne depuis plusieurs années, augmentera légèrement. «Et dans le secteur tertiaire, il faut s’attendre à une croissance renforcée», ont ajouté ces sources. Grâce à l’essor économique, le marché de l’emploi, souci numéro un du gouvernement du chancelier Gerhard Schröder, devrait s’améliorer en l’an 2000, à l’Ouest toutefois plus que dans l’ancienne RDA. Le taux de chômage moyen devrait tomber dans l’ensemble du pays à 9,7 %, contre 10,2 % en 1999. Mais, pour assurer une reprise durable, les six instituts appellent le gouvernement du chancelier Gerhard Schröder à entreprendre des mesures plus efficaces que ce qu’il n’a fait jusqu’ici. Dans le collimateur des six instituts , les projets de réformes fiscales sur les revenus et les entreprises. Les allègements fiscaux prévus ne vont pas assez loin et ne sont pas assez généralisés, ne faisant que «compliquer davantage le système fiscal», estiment-ils. Et pour enfoncer le clou, ils écrivent: l’espoir de créer grâce à ce projet une dynamique de croissance et d’emploi «ne sera pas réalisé». Les instituts accueillent également de façon mitigée les mesures d’économies de 30 milliards de DM (15,34 milliards d’euros) décidées pour le budget fédéral de l’an 2000 par rapport aux projections du précédent gouvernement. «Le programme contient une série de mesures qui ne sont pas de vraies économiescar les bases de comparaisons données au départ sont irréalistes», jugent les six instituts. Ils saluent cependant la volonté du gouvernement de vouloir maîtriser les dépenses publiques. Les six instituts qui publient chaque année deux rapports très attendus (printemps et automne) sont le DIW de Berlin, le HWWA de Hambourg, l’Ifo de Munich, le IWU de Kiel, le IW de Halle et le RWIW de Essen.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’économie allemande, la plus grande de la zone euro, devrait nettement s’améliorer en l’an 2000 avec des répercussions positives sur le marché de l’emploi, estiment les six grands instituts de conjoncture du pays dans leur rapport d’automne. «Après un premier semestre 1999 morose, l’activité économique s’est reprise. En l’an 2000, elle continuera à croître rapidement», ont-ils prédit. Pour l’année prochaine, les instituts tablent désormais sur une croissance de 2,7 %, ayant légèrement rehaussé une prévision précédente faite au printemps dernier (+2,6 %). En 1999, la croissance ne devrait être que de 1,4 %. Premier moteur de la reprise qui s’amorce: la demande extérieure, qui s’est nettement améliorée depuis le printemps dernier. Les exportations en direction des pays auparavant en crise,...