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Actualités - Chronologie

Une source d'espoir pour beaucoup d'iraniens

Un an après une Coupe du monde de football en France, encore dans toutes les mémoires, hommes de la rue et responsables iraniens espèrent que la visite, aujourd’hui, du président Mohammad Khatami à Paris scellera l’ouverture de l’Iran au monde occidental. «C’est un profond espoir, car Khatami est très populaire parmi les jeunes et les femmes ici. La France reste très aimée en Iran. Il ne peut sortir de ce voyage que du bon pour nous, pour la France, et pour notre relation avec le monde. Le contact est renoué», dit Maryam Sameiei, 39 ans, qui fut élevée à Ispahan dans le collège de Rudabe, tenu par des religieuses françaises. Ali Nasseri, chauffeur de taxi à Téhéran, même s’il ne parle aucune langue étrangère, se réjouit tout autant. «Au bout de vingt ans, notre pays s’ouvre à l’Occident. Les Français doivent savoir parler aux Iraniens, qui ont leurs propres coutumes. Mais ils doivent savoir que les Iraniens rêvent tous de Paris, et sont fiers que M. Khatami y aille». L’affaire du «vin à table» – à l’origine du report d’une visite prévue en avril – lui semble «tout à fait sans importance». Grand amateur de football, fan de Zinedine Zidane – qui est l’une des personnalités les plus familières des jeunes Iraniens, et dont le portrait est fréquent aux vitrines des magasins –, Kioumars Monteï y voit une «suite» de la Coupe du monde. «Nous avons battu en France les Américains. La France a gagné la Coupe du monde. Bientôt aussi, les Américains nous inviteront», prédit-il. 70 000 jeunes et étudiants, ont adressé hier une lettre collective au président Jacques Chirac se félicitant du voyage. «Non seulement 60 millions d’Iraniens, mais l’Oumma islamique tout entière, et tous ceux qui reconnaissent le dialogue des civilisations comme un moyen indispensable à l’humanité pour parvenir à la justice, à la bonté, au respect mutuel et à la paix mondiale, suivent avec attention le déroulement de ce voyage, et en attendent des résultats positifs», dit le texte. Tous les milieux politiques soutiennent, avec des nuances, le principe de la visite. Mais beaucoup s’inquiètent des incidents possibles avec les opposants des moudjhahidine du peuple (MKO), considérés comme «terroristes» en Iran. «La France devrait comprendre que leur présence et leur propagande en France sont inacceptables. C’est une mauvaise affaire», a indiqué le gouverneur-central du Sistan-Baloutchistan Mahmoud Hosseini. De même, l’organisation «Campagne internationale contre le terrorisme» a rassemblé 20 000 signatures, adressées hier à l’ambassade de France à Téhéran, demandant la condamnation des MKO, une organisation armée dont le siège est en Irak.
Un an après une Coupe du monde de football en France, encore dans toutes les mémoires, hommes de la rue et responsables iraniens espèrent que la visite, aujourd’hui, du président Mohammad Khatami à Paris scellera l’ouverture de l’Iran au monde occidental. «C’est un profond espoir, car Khatami est très populaire parmi les jeunes et les femmes ici. La France reste très aimée en Iran. Il ne peut sortir de ce voyage que du bon pour nous, pour la France, et pour notre relation avec le monde. Le contact est renoué», dit Maryam Sameiei, 39 ans, qui fut élevée à Ispahan dans le collège de Rudabe, tenu par des religieuses françaises. Ali Nasseri, chauffeur de taxi à Téhéran, même s’il ne parle aucune langue étrangère, se réjouit tout autant. «Au bout de vingt ans, notre pays s’ouvre à l’Occident. Les...