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Actualités - Chronologie

La crise du Caucase au centre des entretiens d'Ivanov à Paris

«Sans la Russie, rien ne peut aboutir», ont affirmé hier les dirigeants français pour signifier l’importance de la visite à Paris du 26 au 28 octobre du chef de la diplomatie russe Igor Ivanov. Intervention militaire russe en Tchétchénie et risques de déstabilisation du Caucase Nord, conséquences du refus des États-Unis de signer le Traité d’interdiction des essais nucléaires et de leur volonté de modifier le traité de défense antimissile ABM, situation politique et économique de la Russie : les sujets de discussions ne manqueront pas. «M. Ivanov aura au cours de ses deux journées à Paris un programme dense», a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Anne Gazeau-Secret. Le ministre russe était attendu hier soir à Paris, dernière étape d’une tournée en Europe, qui l’a déjà conduit à Madrid puis à Rome. Il devrait être reçu en audience ce matin par le Premier ministre Lionel Jospin et devrait intervenir ensuite devant la Conférence générale de l’Unesco. La journée de demain sera entièrement consacrée à des entretiens avec son homologue français Hubert Védrine. La rencontre sera «très personnalisée» et devrait avoir pour cadre une des résidences privées du ministère des Affaires étrangères à la Celle Saint-Cloud, dans la banlieue parisienne, a-t-on appris de source informée. Une conférence de presse est prévue à 14h30 (12h30 GMT) au Quai d’Orsay après un déjeuner de travail, a indiqué le ministère. Les autorités françaises ont toujours insisté sur la nécessité d’associer la Russie au règlement de toutes les crises internationales et se disent «préoccupées» par la «bouderie» russe perceptible dans la gestion de la situation au Kosovo. Moscou manifeste en outre un «grand désarroi» devant la volonté des États-Unis de remettre en question le traité ABM, «fondement du rapprochement Est-Ouest» et «pierre angulaire du désarmement vieille de 25 ans», a souligné un responsable français sous couvert de l’anonymat. «La signature d’un traité Start III russo-américain sur le désarmement nucléaire sera impossible si les États-Unis persistent à vouloir modifier l’actuel traité ABM», a averti Moscou. «Nous sommes tous concernés» par les conséquences des décisions américaines, a insisté ce responsable français. Paris cherche à rallier la Russie au projet de Charte de sécurité européenne qui sera discuté lors du sommet de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en novembre à Istanbul. Mais Hubert Védrine entend bien parler de sujets qui peuvent fâcher, notamment de l’opération militaire russe en Tchétchénie. Il montre publiquement une certaine fermeté sur ce sujet. «Nous insistons pour qu’une vraie solution politique soit recherchée» dans cette affaire, «qui tienne compte des aspirations des Tchétchènes dans le respect de l’intégrité territoriale de la Russie», souligne le chef de la diplomatie française. «L’affaire est trop grave car le Caucase est une zone extrêmement instable, pour se borner à dire que l’on soutient la lutte contre le terrorisme», affirme-t-il. «Les élections présidentielles (en Russie) auront lieu l’an prochain (...) et il faut qu’il soit clair pour tous les candidats que la façon dont l’affaire du Caucase Nord sera traitée fait partie de la réflexion engagée par la France sur sa politique de coopération avec la Russie dans les années à venir», avait-il déclaré le 10 octobre lors d’une émission radiotélévisée.
«Sans la Russie, rien ne peut aboutir», ont affirmé hier les dirigeants français pour signifier l’importance de la visite à Paris du 26 au 28 octobre du chef de la diplomatie russe Igor Ivanov. Intervention militaire russe en Tchétchénie et risques de déstabilisation du Caucase Nord, conséquences du refus des États-Unis de signer le Traité d’interdiction des essais nucléaires et de leur volonté de modifier le traité de défense antimissile ABM, situation politique et économique de la Russie : les sujets de discussions ne manqueront pas. «M. Ivanov aura au cours de ses deux journées à Paris un programme dense», a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Anne Gazeau-Secret. Le ministre russe était attendu hier soir à Paris, dernière étape d’une tournée en Europe, qui l’a déjà...