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Actualités - Chronologie

Animaux - Mobilisation internationale Otarie à l'abandon à Chypre

Le gouvernement chypriote est mis en cause dans «l’affaire Carlos», une otarie abandonnée et mal nourrie d’un parc animalier de la station balnéaire d’Ayia Napa (sud de Chypre) pour laquelle touristes, groupes de défense des animaux et un député britannique ont pris fait et cause. Des touristes norvégiens ont été les premiers à attirer l’attention sur l’état de Carlos et la campagne en sa faveur s’est amplifiée durant l’été en dépit des assurances du gouvernement affirmant que l’animal était entre de bonnes mains. Allan Knight, représentant du groupe International Animal Rescue, basé en Grande-Bretagne, a affirmé mardi que l’animal était dans un état de «danger extrême». «La seule solution acceptable est que l’animal soit confisqué à son propriétaire, que nous pensons être russe, et qu’il soit soumis à un régime alimentaire très riche», a-t-il dit. Il a appelé le chef des services vétérinaires de Chypre, Pavlos Economides, à «appliquer la loi, à confisquer l’animal et à le confier» à son groupe. «L’animal est affamé et amaigri», a affirmé de son côté Pat Kyriakou de l’association chypriote Animal Responsibility. Sardines et harengs Les vétérinaires chypriotes sont peu familiers des otaries qui vivent normalement dans les mers froides. Croyant qu’elle était proche du phoque, ils la nourrissaient de 10 kilogrammes de calmar par jour, un régime pauvre en graisse qui représente le quart des besoins de l’animal. L’otarie doit être nourrie de poissons gras comme les sardines et de hareng, selon M. Knight. «Avec de telles rations, l’animal peut reprendre la forme demain», a assuré David Higgs, un représentant d’un autre groupe britannique de défense des animaux, British Divers Marine Life Rescue. Un expert britannique des mammifères, James Barnett, a dit avoir constaté récemment que l’animal était mal nourri au point que ses os étaient apparents. Il a estimé à 200 kilogrammes le poids de l’animal, soit la moitié du poids normal d’une otarie de huit ans. M. Barnett a dénoncé les conditions de vie de l’animal qui est dans un bassin de six mètres de long, deux mètres de large et deux mètres de profondeur dont l’eau n’a pas été renouvelée depuis longtemps. Selon lui, l’animal souffre d’une infection des yeux, probablement due à des particules organiques suspendues dans l’eau. MM. Higgs et Knight ont indiqué qu’un aquarium local a accepté de prendre en charge Carlos avec l’intention de lui fournir une alimentation appropriée pour lui permettre de voyager et éventuellement d’être réintroduit dans son milieu naturel. De BB à Cléridès Un député britannique, Roger Gale, président du groupe Animal Welfare Group, a indiqué avoir écrit au ministre chypriote de l’Agriculture, Costas Themistocleous, au sujet de l’animal. Le ministre est déjà sous la pression de députés sur sa responsabilité présumée dans une affaire d’une licence délivrée en avril autorisant l’importation par le parc animalier d’Ayia Napa d’espèces animales en violation du droit international. Quatre dauphins ont trouvé la mort dans ce parc entre 1994 et 1998 en raison d’un bassin mal aménagé. Une autre otarie y est morte le mois dernier. Brigitte Bardot a écrit au président Glafcos Cléridès pour lui demander de ne pas autoriser l’importation d’autres dauphins. «Je ne peux pas croire que vous puissiez soutenir une telle action révoltante», écrit l’ancienne actrice française dans sa lettre rendue publique la semaine dernière. Le gouvernement a fini par annuler la licence. Les animaux du parc d’Ayia Napa sont importés de Russie et leur propriétaire réél n’est pas connu. Le parc, dont la principale attraction était les dauphins, a été fermé au public depuis la mort à la fin de l’année du dernier de ces animaux.
Le gouvernement chypriote est mis en cause dans «l’affaire Carlos», une otarie abandonnée et mal nourrie d’un parc animalier de la station balnéaire d’Ayia Napa (sud de Chypre) pour laquelle touristes, groupes de défense des animaux et un député britannique ont pris fait et cause. Des touristes norvégiens ont été les premiers à attirer l’attention sur l’état de Carlos et la campagne en sa faveur s’est amplifiée durant l’été en dépit des assurances du gouvernement affirmant que l’animal était entre de bonnes mains. Allan Knight, représentant du groupe International Animal Rescue, basé en Grande-Bretagne, a affirmé mardi que l’animal était dans un état de «danger extrême». «La seule solution acceptable est que l’animal soit confisqué à son propriétaire, que nous pensons être russe, et...