Les Palestiniens ont depuis lundi matin le droit d’emprunter une route de 44 km qui relie à travers Israël le terminal routier d’Erez, à Gaza, à la localité de Tarqumiyah, près d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Q. Quels sont les Palestiniens qui peuvent prendre cette route et que doivent-ils faire? R. En théorie, tous le peuvent, mais les Israéliens peuvent refuser l’autorisation à qui bon leur semble. À l’exception des hommes âgés de plus de 50 ans, des enfants de moins de 16 ans et des femmes, qui en sont dispensés, les candidats doivent en faire la demande aux autorités israéliennes par l’intermédiaire du ministère palestinien des Affaires civiles. Si la réponse est positive, une carte magnétique leur est remise. Elle est valable un an sans aucune limite sur le nombre de voyages. Le voyageur doit ensuite se présenter avec cette carte soit à Erez, soit à Tarqumiyah, où il est soumis à un contrôle de sécurité de la part des Israéliens. Q. Les Palestiniens bénéficient-ils sur cette route d’une sorte d’extraterritorialité ? R. Non. La route est située en territoire israélien et la loi israélienne s’applique. De même, c’est la police israélienne et elle seule qui est chargée de la sécurité. Q. Les Palestiniens doivent-ils emprunter un chemin précis? R. Oui. Ils doivent impérativement suivre les routes 4 et 35. Q. Peuvent-ils s’arrêter en route? R. En théorie, non. Le permis qui leur est remis par les autorités israéliennes mentionne ainsi l’heure de départ et l’heure estimée d’arrivée, de façon à leur permettre de faire le trajet de 44 km dans «un délai raisonnable». Le temps imparti est de 90 minutes pour les voitures et de deux heures pour les autocars. L’accord précise bien que «l’utilisation de la route par les résidents de Cisjordanie et de la bande de Gaza ne leur donne pas l’autorisation d’être présents en Israël», sauf sur cette route. Q. Que se passe-t-il en cas de panne d’un véhicule ou si un voyageur tombe malade? R. Il s’agit là des deux seuls cas dans lesquels un Palestinien pourra s’arrêter ou quitter la route. Dans le cas d’une panne, le conducteur et ses passagers doivent rester sur le bord de la route en attendant l’arrivée de la police israélienne. S’il y a une urgence médicale, le conducteur est autorisé à se rendre directement à l’hôpital le plus proche. Q. Que se passe-t-il si un véhicule n’effectue pas le voyage dans le temps imparti? R. La police israélienne se mettra immédiatement à sa recherche et les occupants seront arrêtés pour interrogatoires. Q. La route traverse-t-elle des localités israéliennes? R. Elle passe à proximité de plusieurs d’entre elles. Q. Des Palestiniens recherchés par la police israélienne peuvent-ils être arrêtés s’ils empruntent cette route? R. En théorie, oui, puisque la loi israélienne s’applique. En fait, les Israéliens se sont apparemment engagés à ne pas tendre de «piège» aux Palestiniens, c’est-à-dire à refuser l’autorisation d’emprunter cette route à tout Palestinien recherché qui en ferait malgré tout la demande. Q. Certains Palestiniens feront-ils l’objet d’un traitement spécial? R. Oui. Ceux auxquels l’entrée en Israël est interdite parce qu’ils sont considérés comme un risque en matière de sécurité peuvent néanmoins faire le trajet, mais à bord d’un autocar escorté par la police. Q. Ce passage est-il ouvert toute l’année? R. Il fonctionne de 07h00 à 17h00, heures locales, tous les jours de l’année à l’exception de trois fêtes israéliennes.
Les Palestiniens ont depuis lundi matin le droit d’emprunter une route de 44 km qui relie à travers Israël le terminal routier d’Erez, à Gaza, à la localité de Tarqumiyah, près d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Q. Quels sont les Palestiniens qui peuvent prendre cette route et que doivent-ils faire? R. En théorie, tous le peuvent, mais les Israéliens peuvent refuser l’autorisation à qui bon leur semble. À l’exception des hommes âgés de plus de 50 ans, des enfants de moins de 16 ans et des femmes, qui en sont dispensés, les candidats doivent en faire la demande aux autorités israéliennes par l’intermédiaire du ministère palestinien des Affaires civiles. Si la réponse est positive, une carte magnétique leur est remise. Elle est valable un an sans aucune limite sur le nombre de voyages. Le voyageur doit...
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