Edition - La vénérable institution victime de son succès Ruch sur l'Encyclopaedia
le 22 octobre 1999 à 00h00
Le lancement sur Internet d’une consultation gratuite des 32 volumes de l’Encyclopaedia Britannica – soit 44 millions de mots – a tourné court cette semaine, le nouveau site n’arrivant pas à faire face à l’affluence des appels. «Nous sommes véritablement victimes de notre succès. Nous savions que le site attirerait un grand nombre d’utilisateurs au premier jour de l’opération, mais nous n’avions aucune idée qu’un tel volume de consultations serait atteint aussi vite», a indiqué la page de garde du site (www.britannica.com), en s’excusant de cette panne. Des informaticiens ont tenté en vain de débloquer le site aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie. Le site s’est bloqué parce que «plusieurs millions» de personnes ont tenté de se connecter dans le monde, a déclaré Jorge Cauz, un des responsables de Britannica.com.inc à Chicago (États-Unis). La très forte couverture de presse pour annoncer l’événement a contribué à ce succès exagéré, notamment auprès des étudiants, a-t-il dit. Contretemps technique «Nous avons eu un contretemps technique : en gros la demande de consultation du site a été telle en Grande-Bretagne, en Europe et même aux États-Unis qu’il a été impossible de faire face», avait indiqué plus tôt un porte-parole de la compagnie à Londres. D’après lui, des milliers de personnes avides de savoir ont tenté de se connecter dès l’ouverture du site. La compagnie avait précisé en annonçant le lancement du site Internet que la classique version papier de la célèbre encyclopédie – dont la première édition remonte à 1768 à Edimbourg (Écosse) – resterait disponible. Mais le nouveau site Internet vise à permettre d’accroître encore le nombre de lecteurs. «Nous avons 230 années d’expérience éditoriale et nous pensons que l’Internet peut nous permettre de toucher le plus de gens possible, jusqu’à 200 millions de personnes», avait-t-il expliqué. La compagnie espère engranger d’importantes recettes par le biais d’encarts publicitaires sur le site. Les ventes de la plus célèbre encyplopédie anglophone ont chuté de 80% depuis le record de 1990 (650 millions de dollars) en raison de la concurrence de CD-Rom bon marché, affirment les auteurs de Blown to Bits, un ouvrage que publient ce mois-ci à Boston (États-Unis) Philip Evans et Thomas Wurster. Encyclopaedia Britannica vend également dans le monde entier une version en CD-Rom de ses ouvrages depuis plusieurs années.
Le lancement sur Internet d’une consultation gratuite des 32 volumes de l’Encyclopaedia Britannica – soit 44 millions de mots – a tourné court cette semaine, le nouveau site n’arrivant pas à faire face à l’affluence des appels. «Nous sommes véritablement victimes de notre succès. Nous savions que le site attirerait un grand nombre d’utilisateurs au premier jour de l’opération, mais nous n’avions aucune idée qu’un tel volume de consultations serait atteint aussi vite», a indiqué la page de garde du site (www.britannica.com), en s’excusant de cette panne. Des informaticiens ont tenté en vain de débloquer le site aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie. Le site s’est bloqué parce que «plusieurs millions» de personnes ont tenté de se connecter dans le monde, a déclaré Jorge Cauz, un des...
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