– Qu’est-ce que l’effet de serre? L’effet de serre, dont vont à nouveau débattre quelque 5 000 diplomates du 25 octobre au 5 novembre à Bonn, est un phénomène naturel qui régit la température sur terre. Dans la moyenne atmosphère (stratosphère), l’ozone stratosphérique, qualifié de «couche d’ozone» parce qu’il encercle le globe, absorbe les rayons ultraviolets du soleil nocifs pour l’homme. Dans la basse atmosphère (troposphère), certains gaz piègent une partie du rayonnement de chaleur émis par la terre sous l’effet des rayons du soleil et contribuent ainsi à assurer une température propice à la vie. Il s’agit surtout de la vapeur d’eau, du CO2 (dioxyde de carbone), du méthane (CH4), du protoxyde d’azote ou oxyde nitreux (N2O) et de l’ozone troposphérique. Sans les gaz à effet de serre, la température moyenne sur terre (15 degrés C) descendrait à moins 18 degrés C. – L’effet de serre peut-il être dangereux ? Les activités humaines rejettent depuis toujours des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Mais celles apparues depuis le début de l’ère industrielle – exploitation des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) avec ses corollaires (production d’électricité et circulation automobile), modification de l’usage des sols (notamment la déforestation) et nouvelles pratiques agricoles (irrigation et utilisation des engrais) – provoquent des concentrations croissantes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, elles-mêmes sources de réchauffement climatique, de trou dans la couche d’ozone et de pollutions. Le réchauffement climatique a fait l’objet d’un rapport en 1995 d’un groupe de 3 000 chercheurs créé en 1988 par les institutions spécialisées de l’Onu, l’IPCC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat - GIEC). Selon l’IPCC, la teneur en CO2 de l’atmosphère a crû de 30 % entre le XVIIIe siècle et 1995, celle de méthane de 145 % et celle de N2O de 15 %. De ce fait, en 100 ans la température moyenne s’est élevée de 0,3 C à 0,6 C et le niveau moyen des mers a augmenté de 10 à 25 cm. Les dernières années du XXe siècle ont été parmi les plus chaudes depuis 1860. Le trou dans la couche d’ozone stratosphérique a été attribué aux CFC (chlorofluorocarbones), gaz utilisés notamment dans les aérosols. Fabriqués par l’homme, les CFC ont été absents de l’atmosphère jusqu’au XXe siècle. La pollution à l’ozone troposphérique résulte de fortes concentrations de ce gaz dues à la chaleur et à la circulation automobile – Que risque-t-il de se passer si aucune mesure n’est prise ? Les CFC ont été progressivement éliminés par un accord international connu sous le nom de protocole de Montréal, entré en vigueur en 1989. En l’absence de mesures correctives pour les autres gaz à effet de serre, l’IPCC prévoit un doublement en 2100 par rapport à 1990 des concentrations de ces substances dans l’atmosphère et une montée de la température moyenne de 1 C à 3,5 C. Le niveau de la mer augmenterait dans le même temps de 20 cm à 90 cm et même de trois à quatre mètres en 2500. Des îles comme les Maldives pourraient disparaître de la carte. Des régions côtières seraient menacées comme la côte de la Floride au Texas, la Camargue et l’Aquitaine en France et le littoral néerlandais. Le Bangladesh verrait sa superficie réduite de 17 %, les Pays-Bas de 6 % et l’Égypte de 1 %.
– Qu’est-ce que l’effet de serre? L’effet de serre, dont vont à nouveau débattre quelque 5 000 diplomates du 25 octobre au 5 novembre à Bonn, est un phénomène naturel qui régit la température sur terre. Dans la moyenne atmosphère (stratosphère), l’ozone stratosphérique, qualifié de «couche d’ozone» parce qu’il encercle le globe, absorbe les rayons ultraviolets du soleil nocifs pour l’homme. Dans la basse atmosphère (troposphère), certains gaz piègent une partie du rayonnement de chaleur émis par la terre sous l’effet des rayons du soleil et contribuent ainsi à assurer une température propice à la vie. Il s’agit surtout de la vapeur d’eau, du CO2 (dioxyde de carbone), du méthane (CH4), du protoxyde d’azote ou oxyde nitreux (N2O) et de l’ozone troposphérique. Sans les gaz à effet de serre,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.