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Actualités - Chronologie

Euro 2000 Critiques contre l'insuffisance de sécurité

La police néerlandaise fait l’objet de critiques croissantes pour son manque de préparation en matière de sécurité, à huit mois de l’Euro 2000, la phase finale du championnat d’Europe des nations de football organisé conjointement par les Pays-Bas et la Belgique, alors que dans le même temps les problèmes commencent entre Anglais et Écossais en vue du match de barrage qui doit les opposer pour le compte de la qualification. Le puissant syndicat chrétien des policiers (ACP) a dénoncé hier «la multitude de problèmes logistiques prévisibles pour lesquels aucune solution n’est encore en vue». «Le temps commence à presser et il ne se passe rien», a déclaré son président, Joop Vogel, au quotidien populaire Telegraaf. Évoquant le mécontentement de ses affiliés dans les villes choisies pour accueillir des rencontres (Amsterdam, Rotterdam, Arnhem et Eindhoven), il a accusé les autorités de nonchalance en matière de sécurité. «La seule chose qui soit claire, c’est que tous les congés et les formations ont été suspendus. Pour le reste, il règne un silence de mort sur le front de l’Euro», a-t-il ajouté. Cette mise en cause s’ajoute à celle d’une équipe d’universitaires de Leiden (ouest), accusant les autorités de Rotterdam –ville d’accueil de la finale de l’Euro 2000 – de négligences lors des émeutes qui ont gâché le 25 avril la fête organisée pour le titre de champion des Pays-Bas de Feyenoord. Dans un rapport publié lundi, ces universitaires ont reproché à la municipalité et à la police d’avoir sous-estimé le risque de tels affrontements, de n’avoir pas interdit la vente d’alcool pendant la soirée et de manquer d’informations sur les hooligans de Feyenoord. Selon ces chercheurs, seul un nombre minime de personnes mêlées à ces émeutes étaient auparavant recensées parmi le «noyau dur» des ultras du club. Angleterre-Écosse : des plaintes pour racisme anti-écossais D’autre part, la Commission britannique pour l’égalité raciale (CRE) va enquêter à la suite de 18 plaintes de supporteurs écossais n’ayant pas pu obtenir de tickets pour Angleterre-Écosse, le match retour de barrage des éliminatoires de l’Euro 2000 prévu le 17 novembre à Wembley. Le président de la CRE, Sir Herman Ouseley, a indiqué à la BBC que la CRE avait reçu 17 plaintes par téléphone et une autre par écrit, de la part de supporters affirmant qu’ils n’avaient pas pu acheter un ticket auprès des organisateurs anglais parce qu’ils avaient un accent écossais prononcé ou une adresse en Écosse. C’est la conséquence d’une mesure prise par précaution, pour éviter que des Écossais se retrouvent entourés d’Anglais dans une tribune. Il a été conseillé aux demandeurs de tickets écossais de contacter la Fédération écossaise, qui a reçu 7 000 tickets sur un total supérieur à 70 000, la contenance de Wembley. Cette mesure de précaution pourrait être contraire à la loi sur les relations entre les races, a indiqué Sir Herman, mais même si cette précaution est déclarée illégale, il y a peu de chance que la CRE puisse intervenir dans cette affaire. Le standard de Wembley a littéralement explosé lundi matin, provoquant des perturbations importantes dans le réseau téléphonique alentour, en raison du nombre d’appels de gens intéressés : 1,2 million d’appels en quelques heures, selon les responsables de Wembley. Comme les précédents Angleterre-Écosse, ce match va déclencher beaucoup de passion, pour des raisons historiques et culturelles. Il a été classé à haut risque par les autorités britanniques et pourrait torpiller définitivement, en cas de problème majeur, la candidature anglaise à l’organisation de la Coupe du monde 2006.
La police néerlandaise fait l’objet de critiques croissantes pour son manque de préparation en matière de sécurité, à huit mois de l’Euro 2000, la phase finale du championnat d’Europe des nations de football organisé conjointement par les Pays-Bas et la Belgique, alors que dans le même temps les problèmes commencent entre Anglais et Écossais en vue du match de barrage qui doit les opposer pour le compte de la qualification. Le puissant syndicat chrétien des policiers (ACP) a dénoncé hier «la multitude de problèmes logistiques prévisibles pour lesquels aucune solution n’est encore en vue». «Le temps commence à presser et il ne se passe rien», a déclaré son président, Joop Vogel, au quotidien populaire Telegraaf. Évoquant le mécontentement de ses affiliés dans les villes choisies pour accueillir des...