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Actualités - Chronologie

Bordeaux entre crainte et espoir à Moscou

Les Girondins de Bordeaux abordent leur quatrième match de la Ligue des champions de football (groupe G), ce soir sur le terrain du Spartak Moscou, partagés entre crainte et espoir. Espoir, car une victoire qualifierait mathématiquement les champions de France pour le deuxième tour de la compétition. À deux journées de la fin, ils possèderaient six points d’avance sur les Russes avec l’avantage du goal average particulier et ne pourraient au pire que terminer deuxièmes derrière le Sparta Prague. Crainte aussi, car leur dernière confrontation avec un gros calibre européen à l’extérieur, la saison dernière en Coupe de l’UEFA contre Parme, s’était soldée par un naufrage (6-0). «Contre Moscou, il va falloir être costauds, mais aussi avoir de l’humilité et de la mémoire», a prévenu Élie Baup. Considéré par l’entraîneur comme «de même niveau que les Italiens», le Spartak se présentera remonté comme jamais au stade Loujniki pour cette rencontre que la presse et le public russes qualifient de «match du rachat». Bordeaux forteresse Le club, virtuellement champion national à deux journées de la fin, n’est pas satisfait de son début de Ligue des champions, son dernier défi de la saison, entâché d’une défaite à Bordeaux (2-1) et d’un nul à domicile face à Prague (1-1). Surtout, les Moscovites, qui composent pour moitié la sélection nationale, doivent faire oublier leur élimination de l’Euro 2000, concédée il y a dix jours sur une incroyable bévue du gardien spartakiste Filimonov à trois minutes de la fin du match décisif contre l’Ukraine (1-1). Malgré ce contexte, rendu encore plus difficile par une température inférieure à zéro, malgré la tentation de faire l’impasse à trois jours d’un nouveau choc avec Marseille, les Bordelais ont débarqué à Moscou avec l’ambition de réussir un «coup». Un match nul, par exemple, ferait bien leur affaire. Il ne faut donc pas s’attendre à voir un Bordeaux pétillant et audacieux, mais plutôt un Bordeaux-forteresse. «Nous devrons reculer pratiquement sur Ulrich Ramé pour ne pas laisser d’espace. Car si nous nous livrons, nous souffrirons beaucoup plus», a prévenu le capitaine Michel Pavon. Pas de pression Vainqueurs du match aller 3 à 2 après 90 minutes de football de très haut niveau, les Bordelais connaissent bien leur adversaire qui reste à leurs yeux le favori du groupe même si ce sont eux qui occupent la tête à l’issue des matchs aller. «C’est l’une des meilleures équipes du moment. Nous avons pu nous en rendre compte à l’aller à Lescure», affirme Baup. Il se souvient que le Spartak avait osé évoluer avec quatre attaquants en Gironde, et qu’en menant 2 à 0, ses hommes ont tremblé jusqu’au bout. Fort heureusement, avant d’aller défier l’armada moscovite, constituée à 80 % des joueurs de la sélection nationale, les Bordelais ont engrangé les points (deux victoires et un nul). Avec sept points, ils occupent la tête du groupe sachant que les deux premiers seront qualifiés pour le second tour. Et ils possèdent deux points d’avance sur le Sparta Prague qu’ils recevront à Lescure et trois sur Moscou. C’est dire que même une défaite ce soir ne compromettrait pas la qualification.
Les Girondins de Bordeaux abordent leur quatrième match de la Ligue des champions de football (groupe G), ce soir sur le terrain du Spartak Moscou, partagés entre crainte et espoir. Espoir, car une victoire qualifierait mathématiquement les champions de France pour le deuxième tour de la compétition. À deux journées de la fin, ils possèderaient six points d’avance sur les Russes avec l’avantage du goal average particulier et ne pourraient au pire que terminer deuxièmes derrière le Sparta Prague. Crainte aussi, car leur dernière confrontation avec un gros calibre européen à l’extérieur, la saison dernière en Coupe de l’UEFA contre Parme, s’était soldée par un naufrage (6-0). «Contre Moscou, il va falloir être costauds, mais aussi avoir de l’humilité et de la mémoire», a prévenu Élie Baup. Considéré...