Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Allemagne Un nouveau géant s'apprête à entrer sur le marché de l'électricité

Une fusion du conglomérat énergétique allemand RWE avec VEW, dont le projet a été révélé hier par la presse, donnerait naissance à un nouveau géant de l’électricité en Allemagne, après l’union Veba/Viag annoncée il y a un mois. Le groupe fusionné serait le plus gros producteur d’électricité du pays avec quelque 150 milliards de kilowatts par an, contre 137 milliards à l’entité Veba/Viag, regroupement qui attend le feu vert de l’Office des cartels. Selon le mensuel allemand Manager à paraître vendredi, les négociations seraient très avancées : les patrons de RWE et VEW ont signé une lettre d’intention en vue de fusionner le 1er janvier 2000, affirme le magazine. RWE, leader du marché, et VEW, numéro six du secteur, ont refusé hier de commenter l’information. Au début du mois pourtant, le groupe d’Essen (ouest), RWE, avait reconnu s’intéresser à son voisin de Dortmund, VEW. L’alliance annoncée a «de l’intérêt pour RWE surtout parce que VEW est le quatrième distributeur de gaz en Allemagne, un secteur dans lequel RWE est peu présent», explique Sabine Schauer, analyste de la BHF Bank. Selon elle, ce rapprochement serait avant tout «le premier pas» d’une offensive annoncée début octobre par RWE dans un marché de l’électricité en pleine effervescence en Allemagne depuis sa libéralisation en avril 1998. Le groupe d’Essen a lancé sa propre marque de courant en Europe et va encore réduire ses prix de 7,3 % pour les particuliers en Allemagne à compter du 1er novembre. Fin juillet, RWE avait donné le coup d’envoi de la guerre des prix en réduisant déjà ses prix de 20 % par rapport à ceux de ses concurrents. Mais ceux-ci ont depuis réagi en s’alignant. Pour gagner sur la quantité ce qu’ils perdent en marges bénéficiaires, les producteurs s’allient, comme en témoigne la fusion Veba/Viag. RWE entend rester le numéro un du secteur en Allemagne, avait souligné début octobre le patron du groupe, Dietmar Kuhnt, mais aussi devenir l’un des leaders sur le marché européen, aux côtés d’Électricité de France (EDF) et de l’Italien Enel. M. Kuhnt avait annoncé une vague d’acquisitions, pour laquelle il entend débloquer entre 25,56 et 30,68 milliards d’euros. Le conglomérat est déjà sur les rangs pour le rachat des 25,01 % d’Énergie Bade-Wurtemberg (EnBW) mis en vente par l’État régional. Quatre groupes, parmi lesquels EDF, sont dans la course finale et ont jusqu’au 2 novembre pour proposer leur dernière offre. Le géant français, qui coopère déjà avec EnBW en lui fournissant de l’électricité qu’il produit en surcapacité, projette de vendre une partie de ses biens immobiliers pour financer ce rachat, selon un syndicat.
Une fusion du conglomérat énergétique allemand RWE avec VEW, dont le projet a été révélé hier par la presse, donnerait naissance à un nouveau géant de l’électricité en Allemagne, après l’union Veba/Viag annoncée il y a un mois. Le groupe fusionné serait le plus gros producteur d’électricité du pays avec quelque 150 milliards de kilowatts par an, contre 137 milliards à l’entité Veba/Viag, regroupement qui attend le feu vert de l’Office des cartels. Selon le mensuel allemand Manager à paraître vendredi, les négociations seraient très avancées : les patrons de RWE et VEW ont signé une lettre d’intention en vue de fusionner le 1er janvier 2000, affirme le magazine. RWE, leader du marché, et VEW, numéro six du secteur, ont refusé hier de commenter l’information. Au début du mois pourtant, le groupe...