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Actualités - Chronologie

Le putsch démontre le déclin de l'influence US

Le coup d’État de mardi au Pakistan est la preuve que l’influence des États-Unis sur Islamabad a fortement décliné, estiment les spécialistes en relations internationales et études stratégiques. L’armée pakistanaise, se considérant humiliée par l’attitude du Premier ministre, Nawaz Sharif, est passée outre les mises en garde américaines contre toute tentative de prendre le pouvoir par la force. Conscient des tensions grandissantes entre l’armée et le chef du gouvernement, Washington avait prévenu les militaires en septembre que les États-Unis s’opposeraient «fermement» au renversement du gouvernement civil. Pour les analystes américains, l’influence de Washington est en déclin au Pakistan depuis une dizaine d’années à cause de l’amendement Pressler, qui interdit toute vente d’armes entre les États-Unis et Islamabad. «L’armée a perdu depuis longtemps les illusions selon lesquelles il faut prendre en considération ce que dit le gouvernement américain», explique Glynn Wood, professeur à l’institut des études internationales de Monterey, en Californie. Selon elle, la rencontre Sharif/Clinton de juillet dernier, à la suite de laquelle le Premier ministre a ordonné aux rebelles islamistes infiltrés du côté indien du Cachemire de se retirer, a consacré la chute du Premier ministre et la perte d’influence des États-Unis. Pour l’armée, il s’agissait là d’une reculade difficile à accepter après une victoire tactique sans précédent au Cachemire. Malgré les avertissements des États-Unis, les militaires ont vu dans la tentative de limogeage de leur chef d’état-major, le général Pervez Musharraf, une menace contre leur intégrité même et ont immédiatement réagi. «Cette décision a été comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase, l’attaque ultime contre l’une des dernières institutions non politisées du pays», confirme John Dori, chercheur à l’Heritage Foundation.
Le coup d’État de mardi au Pakistan est la preuve que l’influence des États-Unis sur Islamabad a fortement décliné, estiment les spécialistes en relations internationales et études stratégiques. L’armée pakistanaise, se considérant humiliée par l’attitude du Premier ministre, Nawaz Sharif, est passée outre les mises en garde américaines contre toute tentative de prendre le pouvoir par la force. Conscient des tensions grandissantes entre l’armée et le chef du gouvernement, Washington avait prévenu les militaires en septembre que les États-Unis s’opposeraient «fermement» au renversement du gouvernement civil. Pour les analystes américains, l’influence de Washington est en déclin au Pakistan depuis une dizaine d’années à cause de l’amendement Pressler, qui interdit toute vente d’armes entre les...