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Actualités - Communiques Et Declarations

Réprobation unanime dans le monde

De la France à la Chine, la plupart des puissances nucléaires ont marqué jeudi, avec plus ou moins d’âpreté, leur réprobation concernant le refus du Sénat américain de ratifier le traité d’interdiction des essais nucléaires. Plusieurs pays ont toutefois salué le moratoire de l’administration Clinton sur les essais et exprimé l’espoir que le Sénat revienne tôt ou tard sur sa décision qui, de fait, empêche que le traité entre en vigueur au plan mondial. La Russie s’est déclaré déçue et vivement préoccupée. «Cette décision porte un grave coup à l’ensemble des accords dans le domaine du désarmement et de la non prolifération nucléaires», a dit le ministère des Affaires étrangères. La Russie, ajoute-t-il, va devoir étudier attentivement les conséquences du vote du Sénat. A Paris, le président Jacques Chirac s’est dit consterné par l’attitude du Sénat. «Le président de la République a marqué sa consternation», a-t-on indiqué à l’Élysée. «Cette décision porte atteinte au processus de non prolifération et de désarmement», a dit pour sa part le président. Le nouveau secrétaire général de l’Otan, le Britannique George Robertson, a lui aussi manifesté son inquiétude. Estimant que cette décision était fortement marquée par des considérations de politique intérieure américaine, l’ancien secrétaire britannique à la Défense a dit son espoir que le Sénat revienne sur sa décision. Londres n’a pour l’heure pas réagi. A Pékin, où l’on dit observer depuis 1996 un moratoire sur les essais nucléaires, les autorités ont profondément regretté la décision du Sénat tout en soulignant que pour leur part, elles allaient accélérer le processus de ratification du traité par la Chine. Pékin, qui a signé le CTBT en septembre 1996, assure qu’en dépit de l’attitude américaine, elle maintient son moratoire. L’Inde, officiellement membre du club des puissances nucléaires depuis ses essais souterrains de mai 1998, va continuer à rechercher un consensus sur le plan politique intérieur en vue de signer le CTBT. New Delhi ne déplore ni ne regrette la décision du Sénat mais se félicite de la position de Bill Clinton sur le moratoire des essais américains. Tokyo, pays non nucléaire, déplore «l’impact négatif» du vote américain et la Nouvelle-Zélande se dit vivement déçue.
De la France à la Chine, la plupart des puissances nucléaires ont marqué jeudi, avec plus ou moins d’âpreté, leur réprobation concernant le refus du Sénat américain de ratifier le traité d’interdiction des essais nucléaires. Plusieurs pays ont toutefois salué le moratoire de l’administration Clinton sur les essais et exprimé l’espoir que le Sénat revienne tôt ou tard sur sa décision qui, de fait, empêche que le traité entre en vigueur au plan mondial. La Russie s’est déclaré déçue et vivement préoccupée. «Cette décision porte un grave coup à l’ensemble des accords dans le domaine du désarmement et de la non prolifération nucléaires», a dit le ministère des Affaires étrangères. La Russie, ajoute-t-il, va devoir étudier attentivement les conséquences du vote du Sénat. A Paris, le président...