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Actualités - Chronologie

Difficultés croissantes pour Clinton au Congrès

L’échec subi au Sénat par Bill Clinton sur le CTBT, illustre les difficultés croissantes du président américain à faire adopter par un Congrès qui lui est hostile, des pièces maîtresses de sa politique. Le CTBT a été victime de la polarisation à l’extrême de la vie politique américaine à l’approche des grandes échéances électorales (présidentielle et législatives) du pays en novembre 2000. Très réservés à l’égard des mérites d’un traité dont ils avaient mis le processus de ratification en sommeil pendant deux ans, les dirigeants républicains ont procédé à son examen à la va-vite. Ils n’ont pas résisté à la tentation d’infliger un cinglant camouflet au président Clinton, dont ils n’avaient pu obtenir la destitution suite à l’affaire Monica Lewinski en février dernier. La majorité sénatoriale a notamment estimé qu’il faudrait sans doute plusieurs années pour avoir l’assurance de l’efficacité absolue des simulations d’essais nucléaires en laboratoire, sur lesquelles Washington se repose maintenant pour maintenir et moderniser son arsenal atomique. Les batailles de politique intérieure, préfigurant les grands thèmes sur lesquels républicains et démocrates s’affronteront dans la campagne présidentielle, sont devenues quasi-quotidiennes, mais la politique internationale américaine n’est pas à l’abri dans cette confrontation. Si les républicains ont suivi, non sans états d’âme, le président Clinton dans le conflit du Kosovo au printemps dernier, ils restent par contre farouchement opposés à la politique de partenariat stratégique avec la Chine, qu’a développée la Maison-Blanche, en estimant qu’elle est un échec total. Ils ont averti qu’ils donneraient du fil à retordre au président lorsqu’il sera en mesure de soumettre au Congrès un accord sur les relations commerciales américano-chinoises, pour permettre l’adhésion de la Chine à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les négociations entre Washington et Pékin sur l’OMC ont repris récemment après avoir été suspendues pendant plusieurs mois suite au bombardement accidentel de l’ambassade chinoise à Belgrade durant la crise au Kosovo. L’objectif est de les faire aboutir avant la fin de l’année. Mais M. Clinton aura besoin là aussi du feu vert du Congrès pour octroyer de manière permanente à la Chine un «statut commercial normal», connu autrefois comme la clause de la nation la plus favorisée. Alors que les pays membres de l’OMC s’apprêtent à lancer un nouveau round commercial ambitieux dans un mois et demi lors de leur prochaine réunion ministérielle à Seattle, le président Clinton n’a toujours pu obtenir du Congrès le renouvellement de son autorité de négocier des accords commerciaux internationaux (fast-track). Même sa politique au Proche-Orient subit le contre-coup de ces relations tendues avec le Congrès. Les républicains ont ainsi malgré les récriminations de la Maison-Blanche, taillé dans l’aide financière accordée par M. Clinton à la Jordanie et aux Palestaniens, dans le cadre des accords intérimaires israelo-palestiniens de Wye Plantation.
L’échec subi au Sénat par Bill Clinton sur le CTBT, illustre les difficultés croissantes du président américain à faire adopter par un Congrès qui lui est hostile, des pièces maîtresses de sa politique. Le CTBT a été victime de la polarisation à l’extrême de la vie politique américaine à l’approche des grandes échéances électorales (présidentielle et législatives) du pays en novembre 2000. Très réservés à l’égard des mérites d’un traité dont ils avaient mis le processus de ratification en sommeil pendant deux ans, les dirigeants républicains ont procédé à son examen à la va-vite. Ils n’ont pas résisté à la tentation d’infliger un cinglant camouflet au président Clinton, dont ils n’avaient pu obtenir la destitution suite à l’affaire Monica Lewinski en février dernier. La majorité...