Le Pérou se prépare à faire face à un séisme dévastateur : hier à 11h00 précises (16h00 GMT), le pays tout entier s’est arrêté pendant dix minutes pour participer à un exercice de simulation d’un tremblement de terre de 7 degrés sur l’échelle de Richter. La multiplication ces dernières semaines à travers la planète de secousses telluriques, et surtout après la catastrophe d’Istanbul, la conviction s’est imposée qu’un tremblement de terre susceptible de provoquer de très importants dégâts était imminent, d’autant que le Pérou est situé sur une zone de très forte activité sismique, appelée la ceinture de feu du Pacifique. Depuis plusieurs semaines, il n’est pas un dîner en ville, pas un verre entre amis, pas un repas d’affaire, pas une conversation impromptue avec un commerçant ou avec un voisin, sans que soit évoquée l’éventualité d’une catastrophe tellurique. Quatre tremblements d’une intensité moyenne survenus depuis le début du mois d’octobre sont venus conforter cette conviction qui, cependant, n’a donné lieu à aucune psychose, mais plutôt à un sentiment de fatalité. «Que pouvons-nous faire contre cette force de la nature, répondent systématiquement tous les habitants de Lima interrogés à ce sujet. Nous n’avons pas le choix si ce n’est de respecter les consignes de sécurité et espérer être épargnés». Les plus inquiets sont ceux qui vivent ou travaillent dans les tours construites dans les années 80 et 90. En principe, elles obéissent aux normes antisismiques, «mais rien ne prouve qu’elles résisteront à une secousse de forte magnitude et aux inévitables répliques», soulignent-ils. Un événement inéluctable Depuis plus d’un mois, radios et télévisions répètent inlassablement entre deux messages publicitaires : «Un tremblement de terre peut survenir à tout moment, prépare-toi, éloigne-toi des fenêtres, dirige-toi vers le centre de l’immeuble et une fois la secousse passée évacue l’immeuble dans le calme par les escaliers de secours. Ne prends pas l’ascenseur. Si tu es en voiture, arrête-toi immédiatement pendant au moins dix minutes». De leur côté, les quotidiens ont consacré très fréquemment leurs titres de première page à cette éventualité et publié très régulièrement des encarts d’une page entière donnant les consignes de sécurité de la Défense civile péruvienne, organisatrice de cette répétition générale face à une catastrophe désormais considérée comme inéluctable. Surtout qu’octobre est considéré par les Péruviens comme le mois des tremblements de terre. Cinq des 20 séismes les plus dévastateurs de l’histoire du Pérou se sont produits ce mois-là et, en outre, l’un d’eux, celui du 20 octobre 1687, est à l’origine de la plus grande manifestation catholique du pays, la procession du Seigneur des Miracles qui se déroule à Lima et dont le but est de «calmer la colère de Dieu». Si les autorités ont pris l’initiative d’organiser cet exercice de prévention, c’est parce qu’elles sont très préoccupées par les conséquences dramatiques que pourrait avoir un puissant séisme. Ainsi, les statistiques de la Défense civile induisent qu’une secousse de 7 degrés sur l’échelle de Richter provoquerait dans la capitale péruvienne inexorablement une catastrophe de grande ampleur.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Pérou se prépare à faire face à un séisme dévastateur : hier à 11h00 précises (16h00 GMT), le pays tout entier s’est arrêté pendant dix minutes pour participer à un exercice de simulation d’un tremblement de terre de 7 degrés sur l’échelle de Richter. La multiplication ces dernières semaines à travers la planète de secousses telluriques, et surtout après la catastrophe d’Istanbul, la conviction s’est imposée qu’un tremblement de terre susceptible de provoquer de très importants dégâts était imminent, d’autant que le Pérou est situé sur une zone de très forte activité sismique, appelée la ceinture de feu du Pacifique. Depuis plusieurs semaines, il n’est pas un dîner en ville, pas un verre entre amis, pas un repas d’affaire, pas une conversation impromptue avec un commerçant ou avec un...