Rechercher
Rechercher

Actualités - Conferences Internationales

Rentabilité assurée

En période d’austérité budgétaire, la perspective de dépenser des millions de dollars pour approvisionner le Liban en gaz naturel peut paraître déplacée. En fait, la rentabilité des investissements proposés est telle que le gouvernement pourrait même envisager d’assumer lui-même la mise de fonds plutôt que de la confier au privé, probablement par des contrats de BOT. «Si le gouvernement en a les moyens, toutes les économies seront pour lui », explique Jean-Paul Sfeir qui a chiffré le coût du transport du gaz par voie terrestre et maritime suivant plusieurs scénarios. En cas de construction d’un gazoduc pour le transport du gaz naturel jusqu’à Beddawi, l’économie réalisée serait de 48 à 59 millions de dollars par an par rapport à la facture de mazout pour une production équivalente d’électricité. La fourchette provient d’estimations différentes du prix d’achat du gaz, sujet à négociation. L’investissement étant dans ce cas de 28 millions de dollars pour la partie libanaise, la rentabilité brute varierait de 171 % à 210 % ce qui est assez exceptionnel. En cas de projet plus important reliant Beddawi et Zahrani, l’économie serait de 96 à 118 millions de dollars par an et la rentabilité varierait entre 91 % et 112 % pour un investissement de 105 millions de dollars. Dans l’hypothèse de l’importation de gaz naturel liquéfié, l’investissement à réaliser serait plus coûteux, car la technologie utilisée est très spécialisée. Il comprendrait notamment la construction d’un terminal maritime ainsi que celle de gazoducs terrestres et maritimes. Pour le programme réduit à Beddawi, l’économie resterait substantielle par rapport à la facture de mazout (43 millions de dollars par an) et la rentabilité s’établirait à 35,8 %. Pour le programme étendu reliant Beddawi et Zahrani, l’économie annuelle serait de 86 millions de dollars à production d’électricité égale et la rentabilité de 38,3 %. Ce calcul est fondé sur un prix concurrentiel du GNL qu’il faudrait négocier avec des pays arabes «amis». Le Japon par exemple paie un prix prohibitif en raison de son éloignement.
En période d’austérité budgétaire, la perspective de dépenser des millions de dollars pour approvisionner le Liban en gaz naturel peut paraître déplacée. En fait, la rentabilité des investissements proposés est telle que le gouvernement pourrait même envisager d’assumer lui-même la mise de fonds plutôt que de la confier au privé, probablement par des contrats de BOT. «Si le gouvernement en a les moyens, toutes les économies seront pour lui », explique Jean-Paul Sfeir qui a chiffré le coût du transport du gaz par voie terrestre et maritime suivant plusieurs scénarios. En cas de construction d’un gazoduc pour le transport du gaz naturel jusqu’à Beddawi, l’économie réalisée serait de 48 à 59 millions de dollars par an par rapport à la facture de mazout pour une production équivalente d’électricité....