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Actualités - Chronologie

Espace - Date prévue : 2014 ou 2020 Croisière sur Mars

L’Homme posera le pied sur Mars au début du siècle prochain, seule reste à fixer la date du premier voyage, selon l’avis d’experts réunis le week-end dernier au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), dans la banlieue de Boston (est des États-Unis). «Nous pourrions être sur Mars dans dix ans», a lancé devant le séminaire organisé par l’association «Think Mars» le président de la Société de Mars, Robert Zubrin. La Nasa, plus prudente, table plutôt sur 2014 ou 2020. Dans leur sillage s’engouffrent ceux qui pensent à l’exploitation de la planète rouge ou même à des voyages touristiques vers l’astre. Et déjà, sur Terre, les préparatifs vont bon train. «Bob» Zubrin, ancien ingénieur du groupe aéronautique et spatial Lockheed Martin, a rappelé qu’il comptait lancer son premier vaisseau automatique vers Mars dès 2005. Une fois posé, il permettra notamment de fabriquer, à partir du gaz carbonique de l’atmosphère, le comburant nécessaire pour faire décoller la capsule qui ramènera les astronautes sur Terre. Mission bon marché «L’utilisation des ressources locales rend la mission non seulement bon marché, mais également efficace», a-t-il expliqué. Deux ans plus tard, en 2007, le premier équipage volera vers Mars. Quant à la Nasa, elle prévoit d’envoyer au plus tard en 2016 un véhicule composé lui aussi d’une usine de production de comburant et d’un véhicule pour le retour. Un premier équipage serait lancé en 2018 et un second en 2020. Chaque trajet durerait quatre à cinq mois et le séjour sur la planète un an et demi. Un prototype du moteur ionique qui permettra le voyage, mis au point par l’astronaute-ingénieur Franklin Chang-Diaz, propulse déjà dans l’espace la sonde Deep Space 1. Il suffit de créer un modèle plus puissant, mais «il n’y a pas de difficultés techniques», selon l’ingénieur. Par ailleurs, au centre spatial Johnson à Houston (Texas), des équipes s’entraînent dans une pièce hermétique à vivre plusieurs semaines dans les conditions d’un voyage spatial, recyclant l’eau et l’oxygène consommés. Enfin, les cosmonautes et astronautes qui ont réalisé de longs séjours à bord de la station orbitale russe Mir ont prouvé que l’Homme pouvait vivre en apesanteur sans conséquences pour l’organisme à condition de prendre certaines précautions comme faire de la gymnastique. Il restait à apprendre à travailler sur Mars : des équipes se relaient désormais chaque été au fond du cratère de météorite Haughton, situé dans l’Arctique, sur l’île Devon. Participation industrielle Même panorama désertique et caillouteux que sur la planète rouge, même permafrost à creuser, roches similaires à identifier, bactéries ou fossiles cachés au sein des pierres, ce cratère offre «tout ce qui peut servir à la recherche sur Mars», a dit le responsable du programme, Pascal Lee, du Centre de recherches Ames de la Nasa, en Californie. L’été prochain, l’équipe de chercheurs habitera même dans l’habitacle prévu par Robert Zubrin pour ses expéditions sur la planète, une expérience menée en commun par la Nasa et la Société de Mars. L’aventure humaine sur Mars est très coûteuse et nécessitera certainement une collaboration internationale et la participation des industriels, ont reconnu la plupart des intervenants. «Le secteur privé doit mener (...) mais le gouvernement doit participer», a estimé de son côté le deuxième homme à avoir posé le pied sur la Lune, Buzz Aldrin. À la tête de sa société Starcraft Enterprises, il rêve de développer les voyages spatiaux pour monsieur Tout-le-monde. «Le tourisme spatial est la clé pour ouvrir la frontière de l’espace», selon lui. Et de prévoir sa première croisière vers la planète rouge à bord du vaisseau Mars Cycler en 2015 ou 2020.
L’Homme posera le pied sur Mars au début du siècle prochain, seule reste à fixer la date du premier voyage, selon l’avis d’experts réunis le week-end dernier au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), dans la banlieue de Boston (est des États-Unis). «Nous pourrions être sur Mars dans dix ans», a lancé devant le séminaire organisé par l’association «Think Mars» le président de la Société de Mars, Robert Zubrin. La Nasa, plus prudente, table plutôt sur 2014 ou 2020. Dans leur sillage s’engouffrent ceux qui pensent à l’exploitation de la planète rouge ou même à des voyages touristiques vers l’astre. Et déjà, sur Terre, les préparatifs vont bon train. «Bob» Zubrin, ancien ingénieur du groupe aéronautique et spatial Lockheed Martin, a rappelé qu’il comptait lancer son premier...