L’association Ashkal Alwan s’est fixée le pari de transformer le parcours des centaines de promeneurs de la Corniche de Beyrouth. Jour et nuit, le paysage est «animé» par des sculptures, des installations et des performances d’artistes libanais ou étrangers. Quinze œuvres au total, à découvrir en plusieurs étapes, jusqu’au 15 octobre. Entre autres curiosités qui égaient le tronçon qui va de la mosquée d’Aïn-Mreissé à l’hôtel Riviera, des boîtes géantes, une spirale de sable, du linge en aluminium et des Phantombones. – Dos à la mer, à quelques mètres de distance les unes des autres, trois grandes boîtes noires (blanches de l’intérieur) sont accoudées à la balustrade de la Corniche. On monte quelques marches pour entrer dans ces «chambres individuelles» conçues par Nagi Assi. On reste debout, ou on s’assied, et on admire la vue : un bout de trottoir, un palmier, la rue, des voitures, des bâtiments, des passants. Le message de l’artiste pourrait être : apprenons à regarder notre ville. Mais cette œuvre est surtout une réflexion sur le privé et le public, deux espaces dont les limites ne cessent de changer, deux notions aux contours très flous. – Comme du linge qui sèche au vent, les plaques en aluminium de Marwan Rechmaoui se balancent sur une corde de métal, tendue entre deux piliers plantés de part et d’autre de la Corniche. Cela donne des sons… métalliques que l’écho amplifie. – Les Phantombones du groupe danois Konglomerat sont de jolies sculptures «poétiques» créées à partir de matériaux récupérés, notamment de tiges de fer et de plastique. Alignées sur la Corniche, face à la mer, ces silhouettes abstraites forment un étrange rébus qui s’illumine la nuit. – Nelly Chemaly a installé sa «spirale de vie» juste en face de la grande mosquée d’Aïn-Mreissé. Faite de sable blanc, cette œuvre symbolise l’infinie évolution de l’être et la transformation de l’âme, chaque jour, chaque minute. – Et tous les jours à 15h précises, Cherine Fahd présente Legsco. Une performance en plâtre, et qui se chausse. Mais chut ! N’en disons pas plus…
L’association Ashkal Alwan s’est fixée le pari de transformer le parcours des centaines de promeneurs de la Corniche de Beyrouth. Jour et nuit, le paysage est «animé» par des sculptures, des installations et des performances d’artistes libanais ou étrangers. Quinze œuvres au total, à découvrir en plusieurs étapes, jusqu’au 15 octobre. Entre autres curiosités qui égaient le tronçon qui va de la mosquée d’Aïn-Mreissé à l’hôtel Riviera, des boîtes géantes, une spirale de sable, du linge en aluminium et des Phantombones. – Dos à la mer, à quelques mètres de distance les unes des autres, trois grandes boîtes noires (blanches de l’intérieur) sont accoudées à la balustrade de la Corniche. On monte quelques marches pour entrer dans ces «chambres individuelles» conçues par Nagi Assi. On reste debout,...
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