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Actualités - Reportages

L'état des lieux à la fin de la guerre

La guerre endémique a pris au piège le royaume des héros de pierre. Le Musée national a été la cible particulière des artilleurs et des actions des milices de tous bords. Murs criblés de balles et d’éclats ; fenêtres éventrées ; portes défoncées ; terrasses effondrées. L’édifice exposé aux nuisances des intempéries, aux infiltrations des eaux pluviales et de la nappe phréatique, se drape de graffitis obscènes. Aucune profanation n’est épargnée à ce lieu où jadis défilaient 7 000 ans de civilisation. Les mosaïques incrustées dans les murs ont été percées de meurtrières. Seuls les sarcophages, les bas-reliefs, certaines statues intransportables et les anthropoïdes coulés dans du béton armé dès le début des combats ont échappé à l’horreur. Et les petits objets mis en lieu sûr par l’émir Maurice Chéhab. Durant 22 ans, Ahiram et compères reposeront dans un cadre dantesque. De même, le bâtiment réservé à la DGA a été forcé et pillé. Une partie de la salle de documentations a été brûlée. Le matériel et les équipements ont été raflés. Les laboratoires dévastés. C’est ainsi en gros que se résume l’état des lieux au Musée national à la fin de la guerre du Liban. Le musée a donc été au cœur de tous les combats. Il est plus connu des jeunes générations pour avoir donné son nom au «passage du musée», longtemps seul point de communication entre l’Est et l’Ouest, que pour la richesse de ses collections.
La guerre endémique a pris au piège le royaume des héros de pierre. Le Musée national a été la cible particulière des artilleurs et des actions des milices de tous bords. Murs criblés de balles et d’éclats ; fenêtres éventrées ; portes défoncées ; terrasses effondrées. L’édifice exposé aux nuisances des intempéries, aux infiltrations des eaux pluviales et de la nappe phréatique, se drape de graffitis obscènes. Aucune profanation n’est épargnée à ce lieu où jadis défilaient 7 000 ans de civilisation. Les mosaïques incrustées dans les murs ont été percées de meurtrières. Seuls les sarcophages, les bas-reliefs, certaines statues intransportables et les anthropoïdes coulés dans du béton armé dès le début des combats ont échappé à l’horreur. Et les petits objets mis en lieu sûr par l’émir...